Je suis lasse de commencer chaque note par plaindre mon manque d'inspiration. C'était quand même plus facile avant. J'avais plus de plaisir à observer les gens et à partir dans des délires, à rencontrer de nouvelles têtes, j'avais des parents qui disparaissaient, d'autres qui perdaient les cheveux, une soeur qui vient pleurer, ça fait deux trois posts par ci par là. Et pour le reste, j'avais un sens de l'humour plus... sympathique. Ma vie était plus remplie, ou du moins j'avais le temps de tout vivre. Aujourd'hui, tout s'emmêle dans ma tête. Tout va si vite que j'ai l'impression de vivre dans le vide. Tout m'échappe. Mes joies, mes déceptions, mes coups de coeur, mes blessures, ma vie. J'ai trop de responsabilités, je trouve. Remplir les papiers, aller à l'administration, parler, faire la jolie, faire à manger, faire la vaisselle, et j'en passe et des meilleures. Tu sais, toutes les choses que personne ne fera à ta place, toutes les choses qui te font tellement chier que tu pleures ta race (ça m'est déjà arrivé de pleurer en remplissant un formulaire sans fin), toutes ces choses d'adultes. Et bah, c'est mon tour, ça me tue, ça me gâche la vie, ça m'étouffe, ça ne me laisse pas le temps de vivre le reste. Car, objectivement, il y aurait matière à écrire des pages. Ce n'est pas facile d'être adulte. Surtout au début. On en reçoit des claques et des baffes et de tout. Et on se relève, et on fléchit pour que ça fasse moins mal, et on se redresse. On ne s'y habitue jamais, ou bien mon cas est problématique. J'ai beau essayé, mais ça me prend toujours par surprise. Les autres sont créatifs, en même temps. Y en a qui t'en veulent, y en a qui te sourient, y en a qui te félicitent, y en a qui t'aiment. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Il faudrait avoir vingt mille existences pour satisfaire tout le monde, quand on en a qu'une, on est bien obligé de s'incliner. Bref, je retourne à mes formulaires... Au moins, ça me servira.. ou pas.
samedi, septembre 04, 2010
samedi, avril 17, 2010
Homeless (2)
Je n'ai pas tout de suite tapoté pour casser le mythe de l'insomnie inspiratrice. Il est vrai que je me suis écroulée comme un vieux sac à merde incapable de finir sa bière. Mais c'était pour donner le temps à mes idées de fermenter pendant le sommeil, ce n'est que stratégique. Et au réveil, je continuais dans ma tête le concept de "homeless".
samedi, novembre 07, 2009
lundi, octobre 26, 2009
Zapping
6h de zapping mènent à un constat déprimant: on est mal. La seule pensée qui te vient à la tête est de te tirer une balle et d'en finir de ce monde de merde. Je ne rigole pas! En 6h, on a vu:
- des enfants mourir de faim en Afrique, des enfants mourir du sida, alors que des chiens reçoivent des millions de dollars en héritage,
- des enfants mourir de la guerre au Kosovo, en Afghanistan, en Irak, en Palestine, ou simplement finir à la poubelle parce qu'ils n'avaient pas gagné,
- des émissions bizarres où l'on regarde des gens baiser dans des piscines, chanter comme des casseroles et en avoir plein les poches après, ou encore la voix mystérieuses qui donne des missions telles que courir en string, et les gens sont encore payés après...
- des cons arriver au pouvoir,
- la chute des Twin towers et la guerre du terrorisme,
- des enfants nés handicapés à cause des merdes écologiques faites par les grosses internationales,
jeudi, octobre 22, 2009
Le paradoxe du comédien
Je ne sais pas pourquoi j'y suis allée. Je n'ai aucun talent en matière de comédie. Je mens très mal, je l'ai déjà dit. Cela se voit tout de suite sur ma gueule quand je mens. Je bégaie, je tremble, mes yeux clignotent. Le mensonge, ce n'est pas fait pour moi. Mais ça m'a toujours fasciné les gens qui mentent. Ils doivent en avoir, de l'imagination, ceux là, du talent pour faire passer. Et moi, je suis assez naïve pour croire à tout. Tant pis. Au diable tout cela. Je tente quand même le coup. J'ai envie de jouer. Je me sens vide, c'est peut être une manière de me remplir. D'avaler un autre personnage, le temps d'un cours. De digérer ses sentiments, ses peurs, ses joies, ses amours. Et le paradoxe du comédien, comment faire vrai alors que tout est faux.
J'avais des petits yeux face au prof. Elle avait une apparence bizarre, une artiste, n'est ce pas, comme tous les autres. Avec un rouge à lèvres qui déborde, très rouge, un collant troué de partout, et des habits qui tombent. Tout est dans le style. Je penserai à garder mes collants qui filent dorénavant. J'aurai peut être l'air de. Je pourrais peut être mieux jouer.
Et puis non, peut être pas. Je suis trop carrée pour faire du théâtre. Je savais que les maths me pourriront la vie pour toujours. Je ne peux pas faire mien un sentiment qui ne m'appartient pas. Je serai trop bête à jouer une Juliette qui rigole alors que Roméo est en train de crever d'amour. Et puis, ça me fait rigoler, moi, Roméo et Juliette. Pourquoi devrais-je mentir? Et puis d'abord, je ne sais pas le faire, ça se sentira, là-bas, sur scène. Et puis moi, j'étais habituée à la musique. Il n'y a rien de plus vrai. Peut être devrais-je arrêter d'essayer de changer, et faire avec ce que j'ai. Ce n'est pas plus mal finalement...
mercredi, octobre 07, 2009
Just in time
Cigarette et dernière gorgée de Martini. Les glaçons ont fini par geler. On n'a rien laissé dans la bouteille, tu sais. A peine assez pour calmer ma nervosité. Je tremble en revenant ici. De peur, peut être, d'excitation. Il y a quelque chose de bizarre, une montée d'adrénaline, que je n'arrive pas à contrôler. Et un sourire, un tout petit sourire qui s'échappe. Qu'est ce que je pourrais te raconter encore?
vendredi, avril 17, 2009
"Qu'est ce que l'hymen?"
Il y a cet arrière goût d'inachevé dans mon éducation. Ces tabouts dont on ne parle jamais, ces discussions qu'on tait, volontairement ou inconsciemment, par peur, par respect. Notre société est un paradis de psychologues. Freud y aurait joui. Les complexes y sont ancrés, solides, imperturbables; pire encore, on ne cesse de les construire, de les creuser, et on se plait à ce goût d'interdit, à ce goût de frustration, d'auto-censure. C'est là notre plaisir quotidien, à se poser encore et toujours les mêmes questions, à avancer à reculons, ne jamais aller plus loin, comme prisonnier dans une cellule sentant la moisissure.
Je m'étonne souvent que ce bout de chair, l'hymen, ait pris des dimensions inégalables, que l'existence d'une femme soit condamnée à le préserver, à le chérir, jusqu'à le diviniser. Qu'il ait suscité des débats infinissables, des lois, des règles, de l'énergie. Des progrès médicaux, jusqu'à essayer de le réinventer. Toute une éducation, tout un processus d'aliénation. C'est quand même infâme ce qu'on impose à la femme. Il y a dans ma tête comme une puissance divine qui m'empêche de jouir. C'est plus fort que moi, ce goût d'interdit, d'infâme, de diabolique.
Il est de mon plein droit de me demander ce qu'est l'hymen. Cette chose m'appartient, elle est à moi comme me sont propres mes yeux, mes narines, mon trou du cul. Je vois mal la société décider à mon insu de ma cécité, il en va de même pour ma virginité. Seulement, elle le fait; elle est plus forte encore que je ne l'aurais jamais imaginé. Elle est là, partout, comme un dieu omniscient, omniprésent, et je ne puis imaginer mon hymen indépendamment de sa présence. Il y a une sorte de cordon ombilical qui les soude, et que je ne peux couper par mes propres moyens. Et jusque là, je continuerai à taire en moi mille et une questions, sur l'hymen, sur l'amour, sur le mariage, sur le désir, sur le plaisir, sur le sexe, sur le pénis, sur le vagin, sur l'hymen encore, sur l'orgasme, sur la souffrance, sur le sang, sur l'honneur, sur le respect, sur la levrette, sur le baiser, sur l'hymen toujours, sur la féminité...
PS. le titre est le début d'un paragraphe dans un livre de F.Boyer, Orphée. Je n'ai pas le bouquin là, mais j'essaierai de le publier (un jour :p)
vendredi, mars 27, 2009
Ne pleure pas
Gamine, quand tu pleurais, elle te donnait à manger. Tu avais une drôle de manière de pleurer. Dès que l'envie te prend, tu le fais, sans retenue, sans gêne, les yeux rouges et le nez qui coule, comme ça devant tout le monde. On lisait dans tes larmes, on a fini par les comprendre, la faim, la fatigue, la soif, l'adolescence, le sommeil, les coups de tête. Tu pleurais de tout et de rien, comme un bébé. Tu es belle quand tu pleures, tu sais. T'as les yeux gonflés, tes beaux yeux noirs s'illuminent, comme une perle. T'as les joues qui s'arrosent, s'empourprent. Tes gestes de colère qui vont dans tous les sens. Ta frustration de ne pas dire ce que tu veux, de ne pas pouvoir crier, tout renverser, ta violence inassouvie. C'est qu'on n'a pas appris à parler dans cette famille, on n'a pas l'usage de la langue, tout passe par les yeux, même les engueulades des vieux, même le rire, même l'amour, on lit tout là-dedans, on en a tous de très beaux d'ailleurs, une panoplie de couleurs, toutes différentes, aussi belles les unes que les autres.
Mais aujourd'hui, ils sont loin, et je suis désarmée. Je suis impuissante, je suis frustrée de ne pas les voir, de ne pas savoir, de ne pas deviner ton envie, ta colère, de ne pas lire dans tes larmes. Je marche depuis deux heures en mâchant mes mots. J'ai la tête qui tourne tellement j'ai parlé, vite, trop vite, j'ai tellement de choses à te dire. Si seulement tu étais là. Si seulement tu pouvais les voir. Si seulement..
Je n'ai pas écrit ce bout de texte pourri pour que tu pleures. Tu sais, c'était un lundi, deux jours après mon arrivée. J'avais déjà passé deux jours à dormir dans ses bras, à parler à ses yeux. Les siens sont uniques, vert miel, un peu irisé, et ils disent toute sorte de choses. Regarde les, tu verras qu'elle va bien. C'est comme ça que j'ai su tenir, moi. Je ne regardais pas plus haut que ses yeux, on n'a pas besoin de voir le reste. Essaye. Tu t'y perdras. Tu n'auras plus envie de pleurer, tu n'auras plus envie de les quitter, pas une minute, pas une seconde. Voilà la technique, au cas où tu en aies besoin. Comment n'y ai-je pas pensé avant?
Je ne l'aurais jamais écrit, ce putain de texte, si je savais. J'ai envie de te serrer dans mes bras, de te laisser me faire tes gros bisous baveux sur la joue, et le cou jusqu'à ce que je commence à hurler, comme d'habitude. Je n'ai pas la langue de voix, ni celle des mots. Je veux te harceler de questions, savoir si tu vas bien, si tu as séché tes larmes, si tu en as parlé à quelqu'un. Je suis impuissante, incapable. Vingt minutes au téléphone sans avoir oser.
J'ai marché pendant deux heures avant de pondre mes mots ici. J'espère que tu le liras bientôt. Arrête de pleurer. Elle va bien, ne t'en fais pas.
mardi, février 17, 2009
Disparus
Je ne peux pas t'imaginer chauve. J'ai déjà essayé, tu sais. J'ai fermé les yeux, les ai ouverts, pris ta photo entre mes mains, essayé de couper ta chevelure. Je n'y arrive pas. Dès que tes cheveux disparaissent de ma mémoire, mes yeux jaillissent comme une fontaine. C'est plus fort que moi.
Je ne peux pas oublier tes cheveux. Je crois que c'est la partie qui me manque le plus chez toi quand je suis loin. Depuis qu'on arrêté le bisou du matin et le câlin du soir, c'est ma main dans tes poils qui me fait réaliser que tu es là. C'est indigne de toi, je sais, de te réduire à une touffe de poils, alors que tu es tellement de choses, tu es ton sourire, tes yeux, ton cou, tes mains chaudes, tes cuisses pleines de graisse qui tremblent quand tu te dandines. Mais tes cheveux.. c'est tout autre chose. C'est qu'ils sont tellement soyeux.. sans boucle aucune, sans frisottis, sans racines grasses ni pointes sèches, sans brushing, au naturel, mes doigts y retrouvent le calme, et je suis heureuse.
Je fais des cauchemars à les savoir disparus. Je n'arrive pas à t'imaginer vide au dessus, sans ta chevelure, que je n'arrive même plus à nommer, qui devient un interdit, soit, sans la chose. C'est comment alors? Une peau de bébé? Des fesses au dessus de la tête? Tu as mis une perruque? Un bonnet? Comment tu fais pour les laver? Tu les regardes tous les jours? Tu te regardes? Je peux ne pas les voir?
Je deviens dingue. Il y a un arrière de goût amer, chaque fois que j'avale ma salive et j'ai envie de gerber chaque fois que je te vois. C'est moche. Mes doigts sont expatriés, ils sont perdus, je crois même qu'ils ne servent plus à grand chose, elle est où la trançonneuse? Tu es là, devant moi, sans la chose, et je n'arrive toujours pas à t'imaginer. Alors je loge ma tête dans ta poitrine, pour ne plus voir, et je laisse jaillir mes yeux.
mercredi, février 11, 2009
Infinitif
Se rencontrer. Sourire, timidement, doucement, avoir ce regard curieux de l'autre, curieux de tout. Pencher la tête, à droite, à gauche, pour optimiser la réception du son.
Parler. Se raconter, le temps d'un verre, d'une soirée. Se muscler la langue, n'est-ce pas, dire et redire, parloter, de tout et de rien. Sourire, encore, de ces histoires qu'on apprend, de sa curiosité assouvie, se connaître, sourire. Parler encore, de ses expériences, mentir, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, des mensonges de gamins, qui se lisent au bout des lèvres, dans la lueur des yeux, dans le timbre de la voix. Sourire encore, faire semblant, jouer la comédie, y croire, mentir à son tour, se raconter, se vider, se récréer, se souvenir, s'inventer, se raconter. Libérer son cœur, depuis longtemps solitaire, ratatiné par la poussière, baratiner, laisser parler encore, se venger de son passé-silence, faute d'avoir un interlocuteur.
Se rencontrer encore, rencontrer d'autres orateurs, écouter, parler, rétorquer. Se raconter, encore et toujours, rire, sourire, de ses histoires, de ses mensonges.
Et puis, se lasser. De l'autre, des autres, toujours les mêmes, être excédé, fuir, rêver d'autres rencontres, pour se raconter encore. Changer d'oreilles, changer de voix. Se rencontrer encore, se raconter de nouveau, les mêmes histoires, les mêmes souvenirs, sourire jusqu'à en avoir des crampes à force de forcer, apprendre à rire, draguer, se faire draguer, rêver, penser. Se lasser encore, et fuir à jamais.
Exécrer sa solitude, éveiller sa curiosité, faire l'effort, se rencontrer encore, se raconter, se lasser... ETC.
vendredi, décembre 19, 2008
Le roi lion
Découvrez Elton John!
Si je compte bien, j'ai dû voir le Roi Lion 250 fois les trois derniers mois. Sachant que ma première fois c'était quand j'avais 6 ans, cela donne une idée modeste sur l'amour que je porte pour Simba. Il y a des passages que je connais par cœur, je tremble toujours aussi fort au début, quand les animaux s'inclinent devant Simba bébé, je rigole toujours aussi fort quand Zazou est prisonnier chez Scar. Et cela va sans dire que je pleure à chaque fois que Mufassa tombe de la falaise! Non mais!
Quand il y avait les affiches du Roi Lion (la comédie musicale) partout, au métro, sur les bus, je baissais les yeux pour ne pas être tentée, et en rentrant je me tapais Mufassa-tombant-de-la-falaise, en me disant que de toute façon, je serai trop ridicule à chialer devant une salle comble. En plus, je connais toutes les chansons par cœur, alors ça ne sert à rien d'y aller. Mais je ne savais pas que ça allait me torturer une année durant. Alors oui, j'ai fini par céder.
Depuis le temps que j'en RÊVE! Déjà, j'ai passé deux heures à choisir ma tenue. Pour une fois que je vais rencontrer Mufassa en vrai, il fallait bien que je sois sublime. J'ai pris avec moi mes peluches Timon & Pumba (Simba m'a manqué, mais à chaque fois j'oublie de le ramener :( )
J'avais la gorge serrée dès le début du spectacle. C'était si fort. Les animaux ont commencé à défiler, Rafiki, Mufassa, Sarabi, c'était magnifique. Les costumes, les maquillages, les musiques, c'était trop fort. Un spectacle léger, drôle par moments (il faut bien que je respire!) et fort en émotion. Le seul truc qui m'a tapé sur les nerfs, c'était qu'ils avaient changé quelques paroles. Du coup je me sentais larguée par moments. Surtout dans les chansons! Franchement, on n'a pas idée de changer ''L'amour sous les étoiles!"
Et oui, quand Mufassa est mort, j'ai encore chialé comme une môme. Même que j'ai dépassé les mômes parfois. Même qu'à un moment, ma voisine de 5 ans a demandé: "Maman, pourquoi elle pleure la dame?". Même que je l'ai vraiment détestée à ce moment là, parce que d'abord, je suis PAS une DAME! et que je pleure parce que Mufassa est mort bordel! à 5 ans, ça devrait te secouer un peu, non? Merde!
Et maintenant, je vais passer une semaine sous la couette à écouter l'histoire de la vie.
Le Roi Lion, ça craint :/
dimanche, novembre 30, 2008
Le livre sur l'étagère
Tutu rose et demi-pointes. Bonsoir Marie-Claire. Je rejoins le groupe de gamines. François commence à balader ses mains sur les touches du piano, et avec le son qui se répand, nos corps, souples car jeunes, désinvoltes, commencent à s’envoyer en l’air, sans connotation, s’il vous plaît, s’envoyer en l’air au sens premier, sortie de la bouche d’une gamine de sept ans. Contemplez le mouvement : une troupe de fillettes en demi-pointes et tutu rose, au corps agile, sautille ardemment, puis ralentit, fait la révérence, passe en deuxième, tourne en rond, se jette à terre, se relève prestement, fait le salut final, avec le piano qui signe la dernière note. Un souvenir débordant de beauté. La beauté d’un corps de sept ans à peine, sans ride aucune, sans courbure, sans déformation due à l’âge ou au stress. La beauté des lèvres timidement scintillantes, grâce au mini rouge à lèvres piqué dans le sac de maman. La beauté d’un mouvement infantile, qu’on a répété vingt fois dans sa tête comme pour apprendre la table de deux. La beauté d’yeux qui brillent devant maman dans le public qui a soupçonné mon vol mais qui est si fière de sa fille qui se mue avec la délicatesse d’un cygne de Tchaïkovski.
Quinze ans plus tard, je suis dans ma chambre d'interne, et je revois ces images à chaque fois que je lis le titre d'un Elie Wiesel qui traîne sur l'étagère. Un désir fou de danser. Et je souris à la fin du spectacle en me disant : c’est beau une fille qui danse. Car aujourd’hui, je me traîne ce corps fat et lourd qui atteint à peine ses lacets, qui se morfond dans sa paresse. Des fois, l’envie me prend, je mets la musique, je ferme les yeux et je laisse le rythme transpercer mon corps et parler à mes muscles. Alors je bouge, de tous mes membres, de toutes mes parties, dans un mouvement désordonné et hasardeux. Mais bientôt je tombe de fatigue, le souffle me manque. Ce n’est pas la danse qui me lasse, ce sont mes gestes disgracieux, qui vont dans tous les sens, sans beauté aucune. Alors je me dis que je ne serais plus jamais cette fillette de sept ans en tutu rose et demi pointes qui danse sur une valse de Chopin. Et je me replie sur moi même, essayant de noyer ce désir fou de danser.
lundi, novembre 24, 2008
[Tag] Impudique

Un ménage à trois sur scène, c'est essentiellement ce que je suis allée voir, je trouvais ça bizarre, impudique, et excitant, juste ce qu'il fallait pour mes hormones en fureur :p Mais j'ai eu en supplément un concentré d'amour et d'émotions qui m'ont laissée sans voix, je crois même que j'ai eu les larmes aux yeux pendant la pièce.
Nus dès la première scène, les personnages s'offrent à nous sans artifice; tout de suite on adhère. Ils sont débarrassés du poids de la société, des bonnes manières, des codes de conduite, et nous aussi. Leur nudité est une partie du jeu, on s'y habitue, on trouve ça normal, sans pour autant tomber dans la banalité, car le spectacle était assez osé.
Il est question non pas de pornographie, mais d'érotisme, de fantasmes, et qui n'en a pas. Par amour, Léa accepte d'offrir à Paul, son amant, de réaliser son fantasme: un ménage à trois avec un homme. Elle le fait, non pas par lassitude ou désespoir, mais par amour du désir: "elle aime avec son cul" et le plaisir est sa seule preuve d'amour, le plaisir vrai, éternel : l'orgasme. Car c'est l'orgasme qui rendra son histoire avec Paul éternelle, son âme sera là à chaque orgasme, et c'est comme si elle n'était jamais partie.
Les jeux de lumière sont bien associés, du sombre au clair, de la lumière au noir, comme la pièce elle même qui mélange la conscience et l'inconscient. Le décor est simple mais parfait, avec le petit rideau au fond de la scène, séparation entre le monde et l'inconscient de Léa, où on voit ses fantasmes. La musique est géniale, avec l'effervescence du violon dans la scène où tous les trois ont eu un orgasme simultané.. orgasmique. J'ai aussi aimé la petite danse à trois, la scène où elle rit à plein cœur, trop beau. Le jeu des comédiens est magnifique, surtout Léa.
En résumé: j'ai vraiment aimé la pièce. Vrai, sans mensonge, impudique: elle traduit bien la lutte que nous vivons tous les jours contre notre inconscient; nos mécanismes de frustration toujours en éveil, pour ne laisser passer aucune folie, aucun fantasme.
Pour ceux que ça intéressent, dépêchez vous, c'est jusqu'au 13 décembre au théâtre Clavel - 3 rue Clavel 75019 - Jeudi, vendredi, samedi à 21h30.
Pour d'autres avis sur la pièce, allez chez:
Exblonde
Marou
jeudi, octobre 23, 2008
Deux fois tagguée!
Tagguée par Joli coeur et Wounded Spirit, et poussé par ma passion et mon amour profond et démesuré du sept, je me livre à vous!
Voici les régles du jeu:
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.
- Mettre le règlement du jeu sur votre blog.
- Répondre aux mêmes questions.
- Taguer sept autres personnes à votre tour.
- Les prévenir sur leurs blogs.
7 choses au hasard sur moi :
très gourmande, dors beaucoup, j'ai trois jeans qui attendent d'aller à la laverie (0 jean propre depuis un mois), déteste la femme de ménage, j'ai acheté une nouvelle vache en pelluche aujourd'hui, aime beaucoup ma petite soeur, très peu sociable ces temps ci (quoique garde un brin de folie)
7 choses à faire avant de mourir :
baiser, fumer, faire le tour du monde, dire aux gens que j'aime que je les aime, faire du théâtre, être amoureuse, me suicider (oui, avant de mourir, pour savoir ce que ça fait)
7 choses que j’aime trop faire :
dormir, rester à ne rien faire, passer du temps avec ma grand mère qui me raconte ses histoires d'enfance que je connais par coeur, chanter du barry white sous la douche, sourire à des inconnus dans la rue, faire du shopping en étant fauchée, manger japonais à la rue monsieur le prince
7 choses que je déteste faire :
charger mon putain de portable de merde, répondre au putain de portable de merde, m'épiler, faire la queue, faire semblant d'aimer mon cousin (il est pas encore né mais je le déteste déjà), décider de ce qu'on va manger ce soir, décider en général
7 choses que je ne peux pas ou que je ne sais pas faire :
arrêter de manger quand l'envie me prend, garder une chambre rangée 24h de suite, détester quelqu'un sans qu'il s'en rende compte (ça se voit direct sur ma gueule), draguer ou me laisser me faire draguer (? euh le sens y est), oublier quand on me fait du mal, travailler convenablement même quand j'ai pas envie.
7 choses qui m’attirent chez mon chéri :
j'en ai pas mais ça sera sûrement ses fesses :p (oui il en aura sept pour mes beaux yeux :p)
7 choses que je dis souvent :
ah! c'est bien! (surtout quand j'ai rien entendu de ce qu'on vient de me dire), international! (ou 3alamya! ça dépend du contexte), la3zé, j'adore!, .. ou pas!, si tu le dis, pour le reste, y aura plein d'étoiles plein les yeux :p
7 célébrités que j’aime :
barry white, le mec qui fait la pub boursin mini, le mec qui fait la pub de L'Homme de Guerlain, bob l'éponge, Mr propre, Gad, Fairuz
Voici maintenant les blogueurs que je tague à mon tour :
les autres qu'on a pas taggué!
lundi, octobre 06, 2008
Le temps d'une note
Je t'ai créé, de toute pièce. J'ai pris le plaisir de fabriquer chaque petit détail, de le façonner à ma guise, je t'ai fait à mon goût. J'emboîte les petites parcelles de toi comme des pièces de lego, je m'amuse comme une môme, et je ricane de plaisir à chaque fois que je te vois.
L'avantage, c'est que tu es toujours là. Le soir, tu me prends dans tes bras, et là, le spectacle commence. Je te raconte mes silences longs et ennuyeux, ma vie terne et sans couleur à l'image de ce ciel gris qui pèse comme la terre, ma vie fade où il ne se passe rien, mes jours qui se suivent, qui se ressemblent sans se confondre, mes problèmes qui n'existent que dans ma tête, je te raconte comment je vais changer le monde, comment je vais changer mon monde, et ça me fait marrer, alors je ris, je brille des yeux, et tu me regardes en souriant. Je t'invente un monde à part, où il n'est question que de nous, tu auras des jambes pour m'emmener partout, des mains, une main pour prendre la mienne, des cheveux crépus qui me chatouilleront la nuque chaque fois que tu m'embrasses, des orteils de géant pour coincer les miens, et une salive au goût chocolat, qui débordera sur mes lèvres, en me dessinant des moustaches que je m'amuserai à atteindre avec ma langue, comme quand je mange une glace. Je te raconterai mes blagues de gamins, et on fera des canards coincoin, des chats ronron, et des troupeaux de ça. J'inventerai d'autres blagues pour te voir rire, on rigolera à plein cœur, et on jaillira en larmes. Je me saoulerai devant toi, je perdrai la conscience, je perdrai le contrôle, je m'adonnerai au plaisir, à l'ivresse, avec toi en spectateur. Tu me laisseras aller au bout de ma folie, et je hurlerai de plaisir jusqu'à te crever les tympans.
Au réveil, tu auras disparu. Mais je m'en fous pas mal, car le soir je t'inventerai encore. Et encore et encore et toujours... pour ne pas crever de solitude.
PS. Lyn, il est où ton blog?!
mercredi, septembre 10, 2008
mercredi, août 27, 2008
Je me couche
Dès que je ferme les yeux, je te vois. Je vois ta gueule posée sur le même oreiller que ma tête pleine à exploser. Je te vois, tes yeux posés sur moi, tes lèvres dessinant un grand sourire, entre l'innocence et le vice, et nos nez qui se frôlent parce que trop prés. Tu me hantes, mes premiers instants du sommeil sont réduits à cette scène, et je ne puis quitter le monde des vivants sans la revivre, tous les soirs, de la même manière, avec les mêmes détails. Je sens tes narines m'expirer au visage, me chatouillant les joues, qui frissonnent et s'empourprent, j'entends encore ton souffle qui accélère et ton cœur qui bat dans ma poitrine. Je sens ta présence, nos deux corps enlacés comme dans les films, se frôlant de partout, nos orteils entremêlés, nos mains qui se caressent, et ta paume qui erre dans ma peau immaculée, exactement comme dans mes rêves. Alors je m'adonne au plaisir, je m'imagine ne plus jamais quitter tes bras, te coller à vie, enfouis dans un lit à ne rien faire, sauf te regarder dans les yeux, si beaux, si hagards. J'y vois mon reflet et soudain je me sens toute petite, alors je baisse les miens et je me rapproche encore, de toi, du péché, du rêve.
Et là, je me cogne au mur. C'était encore un accès.
mercredi, août 20, 2008
Histoires sans importance
Découvrez Ménélik!
Mon histoire avec cette chanson:
J'étais pas encore au collège quand elle a paru. Je connaissais certains passages, mais c'est au lycée que je l'ai apprise par cœur. On faisait des duos à la con, on répétait ensemble comme des gamins, et le premier qui se trompe d'un mot a perdu, je ne sais quoi au juste, mais il a perdu :p . Bye bye. C'est aussi à paris, dans une chambre minuscule, qu'on s'est mis à la chanter tous les trois, en sautant sur le lit, comme des ados dégénérés. Et j'ai tenu jusqu'au bout, "je me suis lassée, je suis cassée, j'en ai plus qu'assez!". C'est marrant, la façon dont elle a ressurgi, au moment où je passe un sérieux coup de balais sur tous les guys qui sont pas cool :p merci Ménélik :p
Mon histoire à la plage:
A la plage, je me transforme en une gamine de 5 ans. Je ne sais pas ce qui provoque ça (euh le soleil qui cogne fort?) mais c'est impressionnant. J'adore chambouler la mer dans tous les sens, jouer au train train avec mes cousines (qui elles, ont vraiment cinq ans! les salopes!) traverser la foule, emmerder les grandes personnes, danser à la débile, la danse des canards, le boogie woogie et a ram sam sam (j'ai appris les paroles par cœur! ). Mais même si les cousines ne sont pas de la partie, je trouve toujours une personne à mon âge mental pour faire des folies. Car faut vraiment avoir cinq ans pour faire des roulades - avant et arrière attention!- dans le sable, se prendre en photo les poils de l'animal qui est en nous (c'est une chatte :p), et mordre des fesses sous l'eau. Et c'est toujours le lendemain au réveil que je réalise.. que je déteste le soleil..
Mon histoire avec ma mère:
J'appréhendais mon retour, et j'avais bien raison: ça fait déjà un mois que j'ai ma mère sur le dos. Fais ci, fais pas ça, va voir tes amis, ne sors pas, ne rentre pas tard, ne rentre pas tôt, tu dors trop, tu manges pas, etc. ça, pour ce qui est supportable. Car il y a pire. Elle en est à regretter de m'avoir laissée partir, c'était une erreur, m'a-t-elle dit. Génial, merci 'man pour le soutien, j'en avais besoin. Elle refuse d'admettre que j'ai fait des bêtises, elle refuse de me croire, elle a son idée, figée dans sa tête. J'ai la mienne, diamétralement opposée, et ça crée des foudres. Bon, c'est vrai qu'elle est désespérée de me voir mariée dans pas longtemps, c'est déjà ça. Alors, voilà, j'attends mon retour (même si je n'ai toujours pas de billet pour rentrer :p); après tout il fallait bien que ça arrive.
Mon histoire avec le téléphone:
J'ai découvert que je suis téléphonophobe. Je suis l'incarnation de baba Yahia gad-elmalehien. Le téléphone m'insupporte, je réponds rarement, après avoir bien travaillé mon discours, et si je rappelle, je me fais toujours engueuler. Les gens veulent t'avoir tout le temps, en tout lieu, et moi ça me pèse. Des fois, je fais la morte, et j'ai tout le monde sur le dos après. Je déteste être obligée de parler, obligée de répondre, obligée d'écrire un sms, obligée de rappeler. J'aimerais bien avaler ma puce.. ça doit passer avec un peu de glace au chocolat dessus..
La suite de ma vie:
Sinon, j'hiberne, à mon habitude chaque vacance. J'évite les gens, je me gave de glace au chocolat ou aux noisettes (que je prépare moi même, attention!). Je fais le ménage dans ma vie, comme dit ci dessus; j'ai déjà viré pas mal de monde de mon répertoire, et c'est tant mieux. J'ai appris à laisser parler, à ne plus tout prendre sur moi, à m'en foutre de ce qu'ils disent, à faire la sourde oreille et le beau sourire de bêta.
J'ai fêté mon 21ième anniversaire, et je ne suis pas plus mûre pour autant :D (cf. Mon histoire à la plage). Au contraire, je suis de plus en plus barge, et je ne me vois pas arrêter. Je n'ai aucun projet d'avenir, et ça me plaît de tout laisser au hasard.
Et je souris encore! même pas l'once d'un remord!
change d'attitude ou je sculpte un nouveau décor!
allez bye bye, tu prends tes clics tes clacs et tu te tailles!
...
mardi, juillet 22, 2008
C'est l'histoire de M. ...
Monologue Discussion entre filles:
- Je suis allée faire un tour aux Galeries, hier. Il y avait une robe Prada trop belle! D'ailleurs, je ne t'ai pas raconté ce que m'a dit mon ex, celui avec qui j'ai rompu en septembre dernier, celui qui m'a plaqué, c'est le premier et le seul à le faire d'ailleurs. Il m'a dit: si on t'offre une robe Prada, et que tu n'as jamais entendu parler de la marque auparavant, que tu la mets pour faire le ménage; et un jour, on te révèle sa valeur, tu aimerais bien la récupérer comme neuve! Il voulait qu'on se remette ensemble!
- En même temps, te comparer à une robe...
- Oui c'est ça le truc! Il m'a appelé hier. J'ai pas répondu. D'ailleurs, H. aussi m'a appelé. C'est mon dernier ex, celui avec qui j'ai rompu tout juste avant mon voyage. Il a passé une heure au téléphone avec moi. Lui aussi, il veut qu'on se remette ensemble, mais franchement, ça ne me dit rien. Moi je parle trop, alors qu'il dit un mot par heure.. ça ne fonctionne pas trop.
- ...
- Tu as l'air fatiguée?
- J'ai hâte de rentrer..
- Oh oui moi aussi! D'ailleurs, mon ex m'a appelé aujourd'hui, celui avec qui j'ai rompu en avril dernier. Lundi, on va à la plage dans une BMW série 3 décapotable (littéralement: bech nba7rou fi BMW série 3 décapotable). J'ai pas les lunettes qui vont avec, je piquerai celles de ma sœur. Franchement, c'est trop la classe. L'année dernière, je sortais avec un ingénieur qui avait une Mercedess CLK, c'était trop bien aussi.
- (...) Tu ne bois pas ton cocktail?
- Non il est trop fort. Je n'aime pas les trucs forts. Je préfère les trucs sucrés, pas trop alcoolisés. D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en janvier dernier, aime la même chose! En plus, il travaillait dans une multinationale, il voyageait tout le temps, et à chaque fois, il me ramène un nouveau cocktail. C'était trop bien!
- ...
- Regarde la femme! Voilée de haut en bas! Franchement, moi j'aime pas. D'ailleurs, j'ai un ex, un jour il me fait une demande en mariage, avec l'espoir qu'un jour je vais me voiler! ça va pas? je l'ai largué sur le coup! Ce n'est pas le seul qui m'ait fait le coup en plus! Ils adorent le faire: il fait sa demande pour te garder clean, et lui il saute sur tout ce qui bouge! D'ailleurs, mon dernier ex, avec qui j'ai rompu tout juste avant mon voyage, il n'avait pas ce côté là: à 24 ans, il avait déjà tout essayé, les filles, les filles, les filles, il en avait eu sa dose; et là, il cherche une relation calme et sérieuse. Parfois, c'est chiant: moi chui encore jeune, je veux sortir, aller en boite, m'amuser, pas lui. Y avait un décalage..
- Oui, c'est pas évident...
Autres histoires intéressantes:
(l'idée: ne jamais utiliser ton téléphone quand tu es bourrée) D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en octobre dernier, il m'a appelé un soir, il était complètement mort, et il me sort mes quatre vérités en face! (au téléphone...) ça m'a choqué! choqué! je ne me doutais pas du tout qu'il pouvait penser ça de moi! je l'ai largué d'ailleurs.. pas que pour ça mais bon...
(l'idée: ne jamais se saouler devant sa copine (ça marche aussi pour le copain?)) D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en novembre dernier, il ne se saoule jamais devant moi. Je sais qu'il se bourre la gueule avec ses cousins, ses amis, mais jamais devant moi. Une fois j'ai insisté pour que j'aille à une soirée organisée par ses cousins. J'étais la seule fille avec eux, ils étaient en tout sept ou huit. Il n'avait pas bu ce soir là, juste 6 ou 7 bières..
(l'idée: liste de vœux des écoles) D'ailleurs je dois appeler mon ex. Il m'a passé un lien qui ne marche pas. Je devrais carrément lui demander de la remplir, moi j'y comprends rien!Fin Suite de la discussion:
- Et donc là tu es célibataire?
- Oui! Mais ce n'est pas par manque de propositions.. J'en ai 4 "des p'tits copains potentiels" comme on dit! Mais je ne sais pas encore... j'hésite.. et puis, je me plais à être célibataire, sans personne à demander où tu vas, avec qui, pourquoi tu parles à ce type.. et puis, j'ai la flemme de re-raconter ma vie pour la nième fois, de re-construire les mêmes trucs, les mêmes rêves.. mais bon.. en même temps, avec les 4 prétendants que j'ai, j'ai de quoi passer un été d'enfer! Un dîner avec l'un, une soirée avec l'autre, une virée à la plage! ça sera super!
- Euh.. oui j'espère pour toi..

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