lundi, novembre 24, 2008

[Tag] Impudique



Un ménage à trois sur scène, c'est essentiellement ce que je suis allée voir, je trouvais ça bizarre, impudique, et excitant, juste ce qu'il fallait pour mes hormones en fureur :p Mais j'ai eu en supplément un concentré d'amour et d'émotions qui m'ont laissée sans voix, je crois même que j'ai eu les larmes aux yeux pendant la pièce.
Nus dès la première scène, les personnages s'offrent à nous sans artifice; tout de suite on adhère. Ils sont débarrassés du poids de la société, des bonnes manières, des codes de conduite, et nous aussi. Leur nudité est une partie du jeu, on s'y habitue, on trouve ça normal, sans pour autant tomber dans la banalité, car le spectacle était assez osé.
Il est question non pas de pornographie, mais d'érotisme, de fantasmes, et qui n'en a pas. Par amour, Léa accepte d'offrir à Paul, son amant, de réaliser son fantasme: un ménage à trois avec un homme. Elle le fait, non pas par lassitude ou désespoir, mais par amour du désir: "elle aime avec son cul" et le plaisir est sa seule preuve d'amour, le plaisir vrai, éternel : l'orgasme. Car c'est l'orgasme qui rendra son histoire avec Paul éternelle, son âme sera là à chaque orgasme, et c'est comme si elle n'était jamais partie.
Les jeux de lumière sont bien associés, du sombre au clair, de la lumière au noir, comme la pièce elle même qui mélange la conscience et l'inconscient. Le décor est simple mais parfait, avec le petit rideau au fond de la scène, séparation entre le monde et l'inconscient de Léa, où on voit ses fantasmes. La musique est géniale, avec l'effervescence du violon dans la scène où tous les trois ont eu un orgasme simultané.. orgasmique. J'ai aussi aimé la petite danse à trois, la scène où elle rit à plein cœur, trop beau. Le jeu des comédiens est magnifique, surtout Léa.
En résumé: j'ai vraiment aimé la pièce. Vrai, sans mensonge, impudique: elle traduit bien la lutte que nous vivons tous les jours contre notre inconscient; nos mécanismes de frustration toujours en éveil, pour ne laisser passer aucune folie, aucun fantasme.

Pour ceux que ça intéressent, dépêchez vous, c'est jusqu'au 13 décembre au théâtre Clavel - 3 rue Clavel 75019 - Jeudi, vendredi, samedi à 21h30.
Pour d'autres avis sur la pièce, allez chez:
Exblonde
Marou

jeudi, octobre 23, 2008

Deux fois tagguée!

Tagguée par Joli coeur et Wounded Spirit, et poussé par ma passion et mon amour profond et démesuré du sept, je me livre à vous!

Voici les régles du jeu:
- Mettre le lien de la personne qui vous a tagué.
- Mettre le règlement du jeu sur votre blog.
- Répondre aux mêmes questions.
- Taguer sept autres personnes à votre tour.
- Les prévenir sur leurs blogs.

7 choses au hasard sur moi :
très gourmande, dors beaucoup, j'ai trois jeans qui attendent d'aller à la laverie (0 jean propre depuis un mois), déteste la femme de ménage, j'ai acheté une nouvelle vache en pelluche aujourd'hui, aime beaucoup ma petite soeur, très peu sociable ces temps ci (quoique garde un brin de folie)

7 choses à faire avant de mourir :
baiser, fumer, faire le tour du monde, dire aux gens que j'aime que je les aime, faire du théâtre, être amoureuse, me suicider (oui, avant de mourir, pour savoir ce que ça fait)

7 choses que j’aime trop faire :
dormir, rester à ne rien faire, passer du temps avec ma grand mère qui me raconte ses histoires d'enfance que je connais par coeur, chanter du barry white sous la douche, sourire à des inconnus dans la rue, faire du shopping en étant fauchée, manger japonais à la rue monsieur le prince

7 choses que je déteste faire :
charger mon putain de portable de merde, répondre au putain de portable de merde, m'épiler, faire la queue, faire semblant d'aimer mon cousin (il est pas encore né mais je le déteste déjà), décider de ce qu'on va manger ce soir, décider en général

7 choses que je ne peux pas ou que je ne sais pas faire :
arrêter de manger quand l'envie me prend, garder une chambre rangée 24h de suite, détester quelqu'un sans qu'il s'en rende compte (ça se voit direct sur ma gueule), draguer ou me laisser me faire draguer (? euh le sens y est), oublier quand on me fait du mal, travailler convenablement même quand j'ai pas envie.

7 choses qui m’attirent chez mon chéri :
j'en ai pas mais ça sera sûrement ses fesses :p (oui il en aura sept pour mes beaux yeux :p)

7 choses que je dis souvent :
ah! c'est bien! (surtout quand j'ai rien entendu de ce qu'on vient de me dire), international! (ou 3alamya! ça dépend du contexte), la3zé, j'adore!, .. ou pas!, si tu le dis, pour le reste, y aura plein d'étoiles plein les yeux :p

7 célébrités que j’aime :
barry white, le mec qui fait la pub boursin mini, le mec qui fait la pub de L'Homme de Guerlain, bob l'éponge, Mr propre, Gad, Fairuz

Voici maintenant les blogueurs que je tague à mon tour :
les autres qu'on a pas taggué!

lundi, octobre 06, 2008

Le temps d'une note

Je t'ai créé, de toute pièce. J'ai pris le plaisir de fabriquer chaque petit détail, de le façonner à ma guise, je t'ai fait à mon goût. J'emboîte les petites parcelles de toi comme des pièces de lego, je m'amuse comme une môme, et je ricane de plaisir à chaque fois que je te vois.
L'avantage, c'est que tu es toujours là. Le soir, tu me prends dans tes bras, et là, le spectacle commence. Je te raconte mes silences longs et ennuyeux, ma vie terne et sans couleur à l'image de ce ciel gris qui pèse comme la terre, ma vie fade où il ne se passe rien, mes jours qui se suivent, qui se ressemblent sans se confondre, mes problèmes qui n'existent que dans ma tête, je te raconte comment je vais changer le monde, comment je vais changer mon monde, et ça me fait marrer, alors je ris, je brille des yeux, et tu me regardes en souriant. Je t'invente un monde à part, où il n'est question que de nous, tu auras des jambes pour m'emmener partout, des mains, une main pour prendre la mienne, des cheveux crépus qui me chatouilleront la nuque chaque fois que tu m'embrasses, des orteils de géant pour coincer les miens, et une salive au goût chocolat, qui débordera sur mes lèvres, en me dessinant des moustaches que je m'amuserai à atteindre avec ma langue, comme quand je mange une glace. Je te raconterai mes blagues de gamins, et on fera des canards coincoin, des chats ronron, et des troupeaux de ça. J'inventerai d'autres blagues pour te voir rire, on rigolera à plein cœur, et on jaillira en larmes. Je me saoulerai devant toi, je perdrai la conscience, je perdrai le contrôle, je m'adonnerai au plaisir, à l'ivresse, avec toi en spectateur. Tu me laisseras aller au bout de ma folie, et je hurlerai de plaisir jusqu'à te crever les tympans.
Au réveil, tu auras disparu. Mais je m'en fous pas mal, car le soir je t'inventerai encore. Et encore et encore et toujours... pour ne pas crever de solitude.

PS. Lyn, il est où ton blog?!

mercredi, septembre 10, 2008

J'y étais :)

Coldplay - Paris Bercy

PS. Plus de détails, chez Moon's :p


mercredi, août 27, 2008

Je me couche

Dès que je ferme les yeux, je te vois. Je vois ta gueule posée sur le même oreiller que ma tête pleine à exploser. Je te vois, tes yeux posés sur moi, tes lèvres dessinant un grand sourire, entre l'innocence et le vice, et nos nez qui se frôlent parce que trop prés. Tu me hantes, mes premiers instants du sommeil sont réduits à cette scène, et je ne puis quitter le monde des vivants sans la revivre, tous les soirs, de la même manière, avec les mêmes détails. Je sens tes narines m'expirer au visage, me chatouillant les joues, qui frissonnent et s'empourprent, j'entends encore ton souffle qui accélère et ton cœur qui bat dans ma poitrine. Je sens ta présence, nos deux corps enlacés comme dans les films, se frôlant de partout, nos orteils entremêlés, nos mains qui se caressent, et ta paume qui erre dans ma peau immaculée, exactement comme dans mes rêves. Alors je m'adonne au plaisir, je m'imagine ne plus jamais quitter tes bras, te coller à vie, enfouis dans un lit à ne rien faire, sauf te regarder dans les yeux, si beaux, si hagards. J'y vois mon reflet et soudain je me sens toute petite, alors je baisse les miens et je me rapproche encore, de toi, du péché, du rêve.
Et là, je me cogne au mur. C'était encore un accès.

mercredi, août 20, 2008

Histoires sans importance


Découvrez Ménélik!


Mon histoire avec cette chanson:

J'étais pas encore au collège quand elle a paru. Je connaissais certains passages, mais c'est au lycée que je l'ai apprise par cœur. On faisait des duos à la con, on répétait ensemble comme des gamins, et le premier qui se trompe d'un mot a perdu, je ne sais quoi au juste, mais il a perdu :p . Bye bye. C'est aussi à paris, dans une chambre minuscule, qu'on s'est mis à la chanter tous les trois, en sautant sur le lit, comme des ados dégénérés. Et j'ai tenu jusqu'au bout, "je me suis lassée, je suis cassée, j'en ai plus qu'assez!". C'est marrant, la façon dont elle a ressurgi, au moment où je passe un sérieux coup de balais sur tous les guys qui sont pas cool :p merci Ménélik :p


Mon histoire à la plage:

A la plage, je me transforme en une gamine de 5 ans. Je ne sais pas ce qui provoque ça (euh le soleil qui cogne fort?) mais c'est impressionnant. J'adore chambouler la mer dans tous les sens, jouer au train train avec mes cousines (qui elles, ont vraiment cinq ans! les salopes!) traverser la foule, emmerder les grandes personnes, danser à la débile, la danse des canards, le boogie woogie et a ram sam sam (j'ai appris les paroles par cœur! ). Mais même si les cousines ne sont pas de la partie, je trouve toujours une personne à mon âge mental pour faire des folies. Car faut vraiment avoir cinq ans pour faire des roulades - avant et arrière attention!- dans le sable, se prendre en photo les poils de l'animal qui est en nous (c'est une chatte :p), et mordre des fesses sous l'eau. Et c'est toujours le lendemain au réveil que je réalise.. que je déteste le soleil..


Mon histoire avec ma mère:

J'appréhendais mon retour, et j'avais bien raison: ça fait déjà un mois que j'ai ma mère sur le dos. Fais ci, fais pas ça, va voir tes amis, ne sors pas, ne rentre pas tard, ne rentre pas tôt, tu dors trop, tu manges pas, etc. ça, pour ce qui est supportable. Car il y a pire. Elle en est à regretter de m'avoir laissée partir, c'était une erreur, m'a-t-elle dit. Génial, merci 'man pour le soutien, j'en avais besoin. Elle refuse d'admettre que j'ai fait des bêtises, elle refuse de me croire, elle a son idée, figée dans sa tête. J'ai la mienne, diamétralement opposée, et ça crée des foudres. Bon, c'est vrai qu'elle est désespérée de me voir mariée dans pas longtemps, c'est déjà ça. Alors, voilà, j'attends mon retour (même si je n'ai toujours pas de billet pour rentrer :p); après tout il fallait bien que ça arrive.


Mon histoire avec le téléphone:

J'ai découvert que je suis téléphonophobe. Je suis l'incarnation de baba Yahia gad-elmalehien. Le téléphone m'insupporte, je réponds rarement, après avoir bien travaillé mon discours, et si je rappelle, je me fais toujours engueuler. Les gens veulent t'avoir tout le temps, en tout lieu, et moi ça me pèse. Des fois, je fais la morte, et j'ai tout le monde sur le dos après. Je déteste être obligée de parler, obligée de répondre, obligée d'écrire un sms, obligée de rappeler. J'aimerais bien avaler ma puce.. ça doit passer avec un peu de glace au chocolat dessus..


La suite de ma vie:

Sinon, j'hiberne, à mon habitude chaque vacance. J'évite les gens, je me gave de glace au chocolat ou aux noisettes (que je prépare moi même, attention!). Je fais le ménage dans ma vie, comme dit ci dessus; j'ai déjà viré pas mal de monde de mon répertoire, et c'est tant mieux. J'ai appris à laisser parler, à ne plus tout prendre sur moi, à m'en foutre de ce qu'ils disent, à faire la sourde oreille et le beau sourire de bêta.
J'ai fêté mon 21ième anniversaire, et je ne suis pas plus mûre pour autant :D (cf. Mon histoire à la plage). Au contraire, je suis de plus en plus barge, et je ne me vois pas arrêter. Je n'ai aucun projet d'avenir, et ça me plaît de tout laisser au hasard.

Et je souris encore! même pas l'once d'un remord!
change d'attitude ou je sculpte un nouveau décor!
allez bye bye, tu prends tes clics tes clacs et tu te tailles!
...

mardi, juillet 22, 2008

C'est l'histoire de M. ...

Monologue Discussion entre filles:

- Je suis allée faire un tour aux Galeries, hier. Il y avait une robe Prada trop belle! D'ailleurs, je ne t'ai pas raconté ce que m'a dit mon ex, celui avec qui j'ai rompu en septembre dernier, celui qui m'a plaqué, c'est le premier et le seul à le faire d'ailleurs. Il m'a dit: si on t'offre une robe Prada, et que tu n'as jamais entendu parler de la marque auparavant, que tu la mets pour faire le ménage; et un jour, on te révèle sa valeur, tu aimerais bien la récupérer comme neuve! Il voulait qu'on se remette ensemble!
- En même temps, te comparer à une robe...
- Oui c'est ça le truc! Il m'a appelé hier. J'ai pas répondu. D'ailleurs, H. aussi m'a appelé. C'est mon dernier ex, celui avec qui j'ai rompu tout juste avant mon voyage. Il a passé une heure au téléphone avec moi. Lui aussi, il veut qu'on se remette ensemble, mais franchement, ça ne me dit rien. Moi je parle trop, alors qu'il dit un mot par heure.. ça ne fonctionne pas trop.
- ...
- Tu as l'air fatiguée?
- J'ai hâte de rentrer..
- Oh oui moi aussi! D'ailleurs, mon ex m'a appelé aujourd'hui, celui avec qui j'ai rompu en avril dernier. Lundi, on va à la plage dans une BMW série 3 décapotable (littéralement: bech nba7rou fi BMW série 3 décapotable). J'ai pas les lunettes qui vont avec, je piquerai celles de ma sœur. Franchement, c'est trop la classe. L'année dernière, je sortais avec un ingénieur qui avait une Mercedess CLK, c'était trop bien aussi.
- (...) Tu ne bois pas ton cocktail?
- Non il est trop fort. Je n'aime pas les trucs forts. Je préfère les trucs sucrés, pas trop alcoolisés. D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en janvier dernier, aime la même chose! En plus, il travaillait dans une multinationale, il voyageait tout le temps, et à chaque fois, il me ramène un nouveau cocktail. C'était trop bien!
- ...
- Regarde la femme! Voilée de haut en bas! Franchement, moi j'aime pas. D'ailleurs, j'ai un ex, un jour il me fait une demande en mariage, avec l'espoir qu'un jour je vais me voiler! ça va pas? je l'ai largué sur le coup! Ce n'est pas le seul qui m'ait fait le coup en plus! Ils adorent le faire: il fait sa demande pour te garder clean, et lui il saute sur tout ce qui bouge! D'ailleurs, mon dernier ex, avec qui j'ai rompu tout juste avant mon voyage, il n'avait pas ce côté là: à 24 ans, il avait déjà tout essayé, les filles, les filles, les filles, il en avait eu sa dose; et là, il cherche une relation calme et sérieuse. Parfois, c'est chiant: moi chui encore jeune, je veux sortir, aller en boite, m'amuser, pas lui. Y avait un décalage..
- Oui, c'est pas évident...


Autres histoires intéressantes:

(l'idée: ne jamais utiliser ton téléphone quand tu es bourrée) D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en octobre dernier, il m'a appelé un soir, il était complètement mort, et il me sort mes quatre vérités en face! (au téléphone...) ça m'a choqué! choqué! je ne me doutais pas du tout qu'il pouvait penser ça de moi! je l'ai largué d'ailleurs.. pas que pour ça mais bon...

(l'idée: ne jamais se saouler devant sa copine (ça marche aussi pour le copain?)) D'ailleurs, mon ex avec qui j'ai rompu en novembre dernier, il ne se saoule jamais devant moi. Je sais qu'il se bourre la gueule avec ses cousins, ses amis, mais jamais devant moi. Une fois j'ai insisté pour que j'aille à une soirée organisée par ses cousins. J'étais la seule fille avec eux, ils étaient en tout sept ou huit. Il n'avait pas bu ce soir là, juste 6 ou 7 bières..

(l'idée: liste de vœux des écoles) D'ailleurs je dois appeler mon ex. Il m'a passé un lien qui ne marche pas. Je devrais carrément lui demander de la remplir, moi j'y comprends rien!


Fin Suite de la discussion:

- Et donc là tu es célibataire?
- Oui! Mais ce n'est pas par manque de propositions.. J'en ai 4 "des p'tits copains potentiels" comme on dit! Mais je ne sais pas encore... j'hésite.. et puis, je me plais à être célibataire, sans personne à demander où tu vas, avec qui, pourquoi tu parles à ce type.. et puis, j'ai la flemme de re-raconter ma vie pour la nième fois, de re-construire les mêmes trucs, les mêmes rêves.. mais bon.. en même temps, avec les 4 prétendants que j'ai, j'ai de quoi passer un été d'enfer! Un dîner avec l'un, une soirée avec l'autre, une virée à la plage! ça sera super!
- Euh.. oui j'espère pour toi..

mercredi, juillet 16, 2008

Spectacle

J'ai viré tout le monde. Je suis malade, ai-je dit. Merci la grippe, au passage. Et le sang dans la morve, ça aide aussi. Je les ai mis tous à la porte, ils partaient célébrer la joie de vivre, le bonheur d'être entre amis, et moi, je fêtais déjà ma solitude. On le voyait déjà dans mes yeux, je jubilais, j'exultais, j'allais être seule.
Le temps de parler à moi même, de réaliser ma déception - en était-ce une? -, de penser. Ce n'est pas vraiment une séance d'introspection. Je suis incapable de me parler. Je me déteste au fond, je suis en rage dès que je me vois dans un miroir, je n'arrive pas à gérer la conversation entre moi et moi. C'est juste une pause, une échappatoire, parce que leur présence commençait à me peser, leur délire de gamins, leurs photos de touristes publiées le jour même pour montrer à tout le monde qu'on est à paris. Ce n'est pas ça, le paris que j'aime. Mon paris à moi est unique, et il est dans toutes les rues, pas seulement avec la tour Eiffel en image de fond.
La chambre était trop petite. J'ai dû sortir, tant pis si je perds du sang par le nez, je dois respirer. Et puis, du sang dans les poumons, ce n'est pas si grave. Sur un vélo, j'ai parcouru mon éden. Il fait frais, le vent caresse mes cheveux et fige mes gouttes de sueur. L'air me transperce, remplit mes poumons, je souris, je rigole, je jubile encore, de ma solitude, de ma liberté.
Un feu d'artifice illumine le ciel, la tour Eiffel brille à coté, une déferlante de lumières, des explosions, l'émerveillement de la foule, et moi sur mon vélo, avec ma chanson dans les oreilles. Emerveillée, peut être, heureuse d'être moi, d'être libre enfin, délivrée de mon fardeau, et d'être malade.

dimanche, juillet 13, 2008

113

Tout n'était qu'une illusion. Je me suis réveillée avec cette certitude. Je n'aurais jamais cru que mes doutes se dissiperaient aussi vite; j'ai pris l'habitude de vivre avec, ils existaient depuis un temps déjà et je ne pensais pas les perdre d'un coup, comme ça, comme une balle dans la tête. Je ne pensais pas que ça pourrait être aussi rapide.
Tout n'était qu'illusion. Une histoire inventée par mon idiotie, ma naïveté, mes rêves de petite fille. Je ne pensais pas que ma cervelle pouvait créer un scénario aussi puissant, fournir des preuves aussi crédibles, s'imaginer toutes ces choses et tous ces détails, des bribes de discussion, des regards trompeurs, cervelle idiote, cervelle bête que je devrais jeter à la poubelle. J'étais à deux doigts du bonheur, à deux heures, à deux pas, mais à l'heure du rendez vous, tout s'est dissipé, tout a disparu comme s'il n'a jamais existé. C'était un mirage. C'était un mensonge, j'ai menti à moi même, moi qui ne sais pas mentir, mais moi tellement naïve pour croire à un mensonge aussi bas-prix.
Cela m'a pris du temps pour m'en convaincre. Je cherchais peut être à combler un vide, ou me donner des raisons à mon échec. Pendant des mois, cette illusion était mon bonheur. Je croyais goûter à un plaisir inconnu; l'attente amorçait ma jubilation et dilatait mes fantasmes. J'en parlais à droite et à gauche, à tout le monde, je le criais déjà sur tous les toits comme un gosse trop fier de son premier mot, je ne pouvais patienter. Le doute n'était qu'un moment de répit; après, mes pensées partaient folles et ivres, au loin, vers l'infini.
Cela m'a pris une seconde pour m'en séparer: je me suis réveillée, j'ai regardé de l'autre coté du lit, il y avait une grosse masse engloutie dans un sommeil de bébé, il y avait cet abîme, et il n'y eût plus rien. J'y croyais pourtant, au baiser du prince charmant qui réveille la belle au bois qui dort. Peut être est-ce parce qu'on n'était pas dans un bois, ou que je n'étais pas belle, ou encore que je me suis réveillée la première. Je croyais que le lit suffisait à l'accomplissement de la scène, je l'ai déjà essayé avant, et dans le feu de l'action, je sais qu'on s'en tape du décor. Mais ce matin là, il y manquait la magie. Je ne me prendrai pas la tête. Un sourire, et comme si de rien n'était.
Je n'ai plus de sentiment, ou au contraire j'en ai trop et trop la flemme de les analyser un à un. Trop de choses ont disparu, trop de choses ont changé, trop de sentiments ont giclé. Et là, je suis occupée à chercher la petite bête, pour ne pas regretter mon sourire au réveil.
Et bizarrement, ce matin là, j'ai détesté les poils.

PS. 113 c'est le numéro de la note :p (113 ça se fête quand même :p)

mardi, juillet 01, 2008

Grève de merde

S'il y a une chose que j'aime dans ma chambre de 3m² située au cinquième étage, 114 marches, sans ascenseur, très mal éclairée, et pas du tout confortable, c'est que je n'ai pas affaire aux ratp. Je ne me déplace que le weekend, rarement en semaine, et les grèves de la ratp ont peu d'influence sur ma vie. En novembre, quand la grève a duré 10 jours, je me foutais de la gueule de ceux que je voyais en vélib', dégoulinant de sueur, en me disant: putain, ça doit être dur la vie... Je me croyais immunisée...

Jusqu'au jour où... le seul RER que je dois prendre, en ce jour particulier, le RER qui travaille toujours pendant les grèves, qui ne s'arrête jamais, prend sa revanche...
Course contre la montre. Je dois me rendre au vagin de Abla (traduction censurée)(au passage, ça semble chic en français...) pour un oral. Il fallait prendre une décision. Mal réveillée, j'ai bien sûr pris la mauvaise : prendre un taxi. Parce que, prendre un taxi dans cette ville de merde coûte la peau du cul, surtout si on va dans un vagin. Soit, 30 euros de taxi, pour le plaisir de la ratp. Ce n'est pas loin du 15ième de ce que je 'gagne' en un mois (en 45 mn, j'ai eu le temps de faire le calcul..) et assez proche du 6ième de ce qui me reste pour finir le mois (de juillet)(à l'époque ça n'avait même pas commencé). Je me passerai des soldes, n'est ce pas (même si c'est vital, et que je n'ai plus rien à me mettre, vu que j'ai jeté pas mal de choses, pour me sentir bien..).
Pour le retour, j'étais plus consciente, et j'ai décidé de prendre les choses en main. Mais va prendre le bus en un jour de grève... On était entassés comme des sardines, avec des odeurs à ne plus tenir debout, oui parce que tout le monde n'est pas fan de Narta fraîcheur et sensation, ni de Axe BomChikaWahWah, et qu'il faut bien lever la main pour marquer son territoire. Chaque arrêt était un calvaire: des gens veulent monter, on pousse, on bouge, des gens veulent descendre, je me suis retrouvée sur les genoux d'un vieux qui m'a gueulé dessus, j'ai perdu mon cul quelque part dans le bus, et j'ai failli mourir asphyxiée en essayant de rattraper mon sac qui était tombé par terre. Alors, oui, y a des affinités entre les voyageurs qui se créent au moment où on s'y attend le moins; quand ceux qui descendent nous crient : Bon courage!, on entend le Merci en chœur; quand ceux qui sont déjà dans le bus font un bouclier devant la porte pour que personne ne s'ajoute; quand un ventre vient frôler mon cul; quand d'autres gouttes de sueur s'ajoutent aux miennes (dégueulasse mais c'est vrai). Ce fut quand même une expérience.

Mais franchement, RATP de merde, français râleurs de merde, RER B de merde qui fait grève alors que le reste du trafic est normal, je m'en serais bien passée!

mardi, juin 24, 2008

If only I could

Je contemple cette page blanche depuis un temps déjà. J'ai envie d'y vider ma tête, d'abattre les idées qui la traversent, de traîner leurs cadavres dégoulinant de sang et de puanteur, de les enterrer ici. Mais elles vont vite, les salopes, trop vite pour que je les bute. J'ai le thorax en ébullition, l'air qui en sort me brûle les narines, mais il faut bien que je respire. Je claque les dents, je croise les orteils, je tape, mais rien n'y fait.
Là dedans, c'est l'effervescence du vide. C'est le néant qui lutte contre le rien, c'est ma cervelle qui se détruit. C'est ma féminité qui déborde, qui délire, c'est ma main qui voudrait lui en coller une. C'est ma conscience qui me ronge, mon doigt qui me pointe, et moi qui me tue à me défendre.
Mon lit n'est plus mon havre de paix. Désormais, il est mon tribunal. Dès que mon corps s'y pose, c'est les portes de l'enfer qui me recueillent. J'ai beau fuir, rêver, imaginer, je n'y échappe pas. Bientôt, le crime me tombe sur les épaules et je suis sans armes ni défense.
Les premiers instants du sommeil sont pour moi un supplice. Je revois toujours la même scène, des escaliers à n'en plus finir, image de ma descente aux enfers. Soudain, je trébuche, et je tombe, je perds le contrôle, et je me réveille en sursaut, je me redresse, violemment, comme un chien qui voit passer un vampire. Je ne sais laquelle des deux visions qui m'effraie: la descente ou la faille. Mais je sais que mon cerveau peine à retrouver la paix après coup, mon esprit, toujours sur ses gardes, sue la peur à se laisser submerger par le repos.
J'ai envie de me transformer en bateau ivre, non pas descendant une rivière, violemment serrée par deux côtes, mais perdu au large, dans un noir absolu, sans astres pour le guider, sans phare pour le rappeler à l'ordre, juste la lune, s'il le faut, pour rêver et nourrir son ivresse. Juste le temps de faire basculer Boule qui habite dans ma gorge désormais, et de retrouver mon sourire niais et insouciant que j'ai de plus en plus de mal à forcer.
"Le rêve est une seconde vie". Ce soir, j'aimerai y être sans avoir à tressaillir. Mais je l'entends déjà dire.. Même pas dans tes rêves, petite.

dimanche, juin 22, 2008

La reine Claude

Pour le moment, j'en suis à rêver de devenir une femme voilée, pas de blanc, non de noir, le corps et le visage cachés, la vue obstruée par un grillage et mes larmes dessous, libres et folles, sans horaire, sans histoire, sans gens pour demander 'ça va?'
Je voudrais me transformer en objet, en bibelot, mais pas en jolie chose devant laquelle on s'extasie, qu'on caresse du doigt ou qu'on soupèse pour voir si c'est du vrai, plutôt en objet transparent, en globe qui fait de la neige quand on le secoue, oublié dans l'entrée d'une maison vide, loin d'un enfant curieux et pressé de le secouer pour en faire observer la neige à ses amis. Je voudrais me transformer en eau de bain ou de fer à repasser pour que ma mort soit naturelle, que je m'écroule parce qu'il le faut, parce que ça se passe comme ça dans les baignoires, ou que je m'évapore petit à petit au dessus d'une planche à repasser gouttant un instant au plafond puis retomber dans un pot de fleurs ou un bocal de poissons.
Je veux bien devenir quelqu'un d'autre si l'on ne veut pas de moi comme objet, faire des ménages, épouser un roi, conduire le métro, commencer des études de chimie, je veux bien tout ce que vous voulez mais d'abord changer de peau et perdre la mémoire.

La reine Claude, Claire Castillon.

dimanche, juin 15, 2008

Au téléphone avec ma tante

- Salut H.
- Bonjour tata. Tu vas bien?
- Bonjour? Tu t'es réveillée à quelle heure? il est déjà 15h passées?
- Euh.. oui je me suis réveillée assez tard, j'étais fatiguée.
- Assez tard? Tu n'as pas envie de te lever, c'est ça?
- Euh.. beauf, vers 11h.. (euh oui bon, elle m'a réveillée, mais c'est salaud de dire ça) non, en fait je me suis réveillée très tôt toute la semaine, j'ai profité de mon seul jour de congé pour faire la grasse matinée. (et sinon, dans une version plus réaliste, hier j'ai dormi à 6h, parce que j'ai fait la fête jusqu'au matin, et tous les soirs de la semaine, parce que voilà )
- Oh, mais c'est grave, 11h, c'est trop! tu dors beaucoup c'est ça? Tu dors toute la journée? Tu te laisses aller c'est ça?
- (euh non, en fait je me suis réveillée à 15h, mais passons) (je dors toute la journée parce que j'enchaîne les nuits blanches en séries) (au passage, je me bourre la gueule des fois, mais je vais pas te dire ça quand même) (sinon, je sors, je me promène, je fais les boutiques) euh.. non pas spécialement.. ça va..
- Et ta voix? tu es malade? ta voix donne l'air déprimé?
- (bon, d'accord, tu es loin d'avoir étudié la psychanalyse, mais, explique moi comment peut on avoir une voix déprimée? le visage, je veux bien, tout pâle avec des cernes dégoulinants, le teint jauni, mais la voix?) euh non, en fait j'ai dû attraper une angine, hier.. je suis sortie sans me couvrir et il faisait assez froid..
- Et pourquoi tu sors sans te couvrir? Tu veux tomber malade c'est ça? raconte moi tout..
- D'accord: je te raconte tout. Je n'ai pas envie de recevoir 10 coups de fil par jour pour savoir si je suis encore en vie. Certes, la seine me tente, mais ça pue, c'est pas le meilleur plan pour passer en enfer. Je ne déprime pas, je n'ai jamais été plus euphorique dans ma vie. Je réalise enfin ce que j'ai voulu avoir. C'est un choix, c'est moi qui ai décidé qu'il en soit ainsi, depuis bien longtemps. Histoire de limites, de confiance, de blabla très compliqué que j'ai pas envie d'expliquer (parce que ce coup de fil dure déjà très longtemps et que ça commence à me gonfler les ovaires) Alors, oui Jef n'est pas tout seul, il ira se saouler chez la madame machin, et pour l'amour de ce que tu veux, laisse moi tranquille, et n'appelle surtout pas ma mère! Pigé?
- Euh.. oui. Je t'embrasse.
- MERCI !

Sans titre

J'ai peur de moi. Peur de ce qui peut émaner de ce cerveau toujours au boulot, boule en effervescence qui ne s'arrête jamais. Peur de tout ce qui peut se raconter dans ma tête, sans que j'en sois l'auteur. Peur de ce qui peut apparaître de cette longue discussion stérile qui se mène entre moi et l'autre, l'autre moi, qui est les autres, qui est autre, qui pense autre, qui répond à l'autre qui est moi.
Je ne veux pas prendre conscience de ma folie. Je sais qu'elle existe, sorte de force enfouie à l'intérieur, sorte de poussée surnaturelle, qui fait de moi une boussole tournant dans tous les sens, sans jamais afficher le nord.
J'ai peur de cette folie. Je vis, je teste, je sens. Je dis de mes accès que ce sont des expériences. Je peux la faire taire, cette folie. Je peux tout faire. Je la connais. Mieux que moi. Je la connais très bien pour lui foutre mon poing dans la gueule. Elle ricane, elle, la pauvre, la mutilée. Mais elle n'y peut rien. Je suis plus forte. Je suis moi, ha!, je frappe, je crie, silencieusement, mais mon dieu ce que je crie fort. Elle aussi elle a peur. Peur de moi. Sans moi, elle n'existerait pas. Elle est ancrée en moi, se mêle, se cache dans tous mes plis. Et elle n'ose en sortir. Elle a honte, ou peur, elle ne saurait se manifester. Je la stoppe, je l'inhibe. Comme je le fais avec moi.
J'ai peur de ma solitude. J'ai peur de ce plaisir fou que je prends à être seule, à savourer ma solitude jusqu'au bout, à l'embrasser jusqu'à saigner des lèvres. J'ai peur de me passer des autres, moi l'égocentrique qui a besoin d'être admirée. J'ai peur que vient un jour où ils n'existeront plus pour moi. Ils ne seront alors que les ombres du passé, des démons du monde extérieur, le monde que je fuis.
J'ai peur alors je m'occupe. Je fais travailler ma cervelle dans des choses qui ne la comblent pas. Elle gémit, elle pleure, mais je la fais taire aussi. Car c'est moi qui commande, cervelle, c'est moi qui dicte les lois ici. J'ai peur alors je fais la course. Laquelle? Avec qui? je ne sais pas. Je cours, je vole, je fais vite, je vais loin. J'ai des moments de répit, des moments de faiblesse où je me roule par terre, comme un enfant qui joue dans la boue. Je prends plaisir à ce rabaissement. Ces choses qui tiennent de l'humain, du réel. J'aime le faire. Et je jaillis comme une fontaine de tout, les larmes se mêlant au vomis se mêlant à mes pensées malsaines se mêlant à mon âme errante, tout se mijote et m'échappe, et me fuis. Alors je m'éveille de mon coma éthylique, et je reprends les commandes. Avec la chaîne et le fouet. Je rétablis l'ordre dans ma tête, et je frustre ma folie révoltée.
J'ai peur. Et je fuis, je ne sais de quoi, ni vers où. Je fuis et je rigole. Je suis essoufflée, mais dans un élan que je ne puis estomper, comme une vague de très loin, me submerge, et je m'y donne.
En fait, j'aime avoir peur. C'est un état d'esprit qui me sied. J'ai été élevée avec la peur dans le ventre, avec tous ces interdits qui s'élèvent comme un édifice inébranlable, la peur s'accroît, devient une foi, une conviction. Une peur de tout, plaisir machiavélique, orgasmique, qui englobe tout, qui bouffe tout.
J'ai peur d'avoir peur.

mercredi, juin 11, 2008

Jef


Découvrez Jacques Brel!

samedi, mai 31, 2008

Insomnie

Il a fallu cette grosse boule qui ne veut pas quitter ma gorge, pour que je perde tout espoir de dormir ce soir. Il a fallu cette cigarette, fumée jusqu'au bout, pour chasser toute ombre de sommeil. Il a fallu ce petit cachot mesquin, dans cette ville qui ne dort jamais, pour que je voie filer la nuit sans pouvoir fermer l'œil. Il a fallu cette chanson, écoutée à l'infini, pour que mes souvenirs giclent de toute part et me tiennent éveillée jusqu'au matin.
Il en a fallu des choses pour que je voie l'aube se lever sur Notre Dame, par le misérable trou de mon cachot, pour la première fois, tremblotant de froid et de solitude, et cet air frais qui me berce, et le petit croissant de lune reflété sur la vitre, et les premiers oiseaux qui chantent, faute de coqs, et Paris qui s'illumine.
Cinq heures passées, et mes yeux refusent de baisser le rideau. Et la boule qui grossit encore, mais qu'y puis-je. Et la nuit qui ne finit pas de finir, et le jour qui ne finit pas de commencer, emmêlés l'un dans l'autre, comme des amants déchaînés.
Tu sais quoi, Bob l'éponge, je t'aime.

dimanche, mai 25, 2008

J'ai oublié

J'ai une mémoire de merde, les choses traversent ma cervelle, et rien n'accroche.. comme cette bonne vieille image de rentrer par une oreille et de sortir par l'autre.. ça m'avait traumatisée, petite.. je bouchais toujours une de mes oreilles en parlant aux autres.. c'était un défi.. mais rien ne collait.. ça sortait par le nez peut être..
En fait, je crois que l'ingrédient mémoire n'existe pas dans ma cervelle.. je ne retiens rien de rien.. j'oublie tout, c'est marrant.. j'oublie et j'oublie.. dès qu'une tâche s'accomplit, elle est bouffée par l'oubli.. ma mémoire est comme un monstre qui ne laisse rien subsister.. elle doit être une rebelle qui fait tout le contraire de ce qu'on lui demande..
Pourtant, je suis rancunière.. c'est bizarre.. je me rappelle toutes les petites failles à mon égard.. ah ça, j'oublie jamais.. j'oublie d'oublier les mauvais souvenirs.. il doit y avoir comme de la colle qui les retient là dedans.. c'est vrai quoi.. c'est pas de ma faute..
Le fait est que j'ai oublié.. quoi quoi? bah quoi.. j'ai oublié c'est tout.. je me sens indigne.. non pire, j'ai les boules.. pire, pire.. j'ai envie de mourir.. pire encore..
On pourrait certainement dire que c'est juste un oubli.. oui bien sûr, l'erreur est humaine.. je suis humaine et je fais des erreurs.. mea culpa.. pardon pardon.. bisous bisous.. et c'est enterré.. mais ce truc va traîner encore dans ma tête pendant des siècles.. car ce n'est pas un oubli ordinaire.. c'est un oubli qui me pince le coeur et qui fait travailler ma cervelle.. des pourquoi qui surgissent.. des raisons à deux sous.. avalanche de sentiments, de regrets.. culpabilité qui m'inonde.. mauvais souvenir qui collera longtemps...
Car j'ai oublié la fête des mères.

lundi, mai 12, 2008

Je rêve de Tunis (2)

[...] je rêve d'une longue discussion, avec toi.. dans la voiture.. toi au volant et moi caressant ta nuque et toi qui m'écoutes et moi qui raconte n'importe quoi et toi qui te marres et moi qui continue et toi qui me crois et moi qui invente et toi qui en rajoutes et moi qui me marre et toi qui racontes nos souvenirs n fois remâchés et moi qui fais semblant d'oublier et toi qui me racontes ta vie et moi qui te relates la mienne et toi qui rêves de tout et de rien et moi qui me fous de ta gueule et toi qui me fais des promesses et moi qui y crois au fond et toi qui conduis comme un malade et moi qui te regarde et toi qui t'enfles d'orgueil et moi qui souris et toi qui vas nulle part et moi qui pars loin et toi qui me raccompagnes et moi qui nage dans le bonheur..
je rêve de nous deux.. comme au bon vieux temps.. ouais bon, c'était pas si génial que ça avant.. et puis, arrêtons de nous voiler la face, on est pas si vieux que ça.. et puis, j'ai promis d'arrêter de râler alors voilà..
j'ai juste envie qu'on soit tous les deux.. la nuit.. dans la voiture.. là bas..
je suis impatiente.. même si j'ai l'ultime conviction que je serai encore déçue.. pour la nième fois.. mais qui ne tente rien n'a rien.. hein.. toi qui me dis toujours : Get rich or die tryin'.. I got it.. but I think I've been dyin' for a long time.. but whatever.. she said it wouldn't have worked out anyway.. (c'est l'effet film gnagna en VO :p ça va passer :p)
et puis, faut d'abord que je rate pas l'avion.. pas évident..

jeudi, mai 08, 2008

27 Robes

Moi, je les adore les films gnagna. T'sais, les films où tu repères la fille et le gars qui vont finir ensemble dès la première scène, et cruella d'enfer qui va faire sa blonde casse-couille, et où tout le monde s'aime dans une ambiance on ne peut plus débile (coucher de soleil, ballade sous les étoiles et autres conneries du genre). Et même si tu as du flair dans l'histoire, tu flippes jusqu'au bout. Tu n'es pas encore sûr, tu te demandes, merde s'ils vont finir ensemble, et si oui, comment ils vont faire, et t'imagines leur vie nageant dans le bonheur. Et puis, il y a toujours le coup du mec salaud au bon milieu du film, pour mettre un peu d'ambiance. Et là, t'es encore plus concentré pour savoir si la fille va lui pardonner, et comment il va rattraper son coup. Et ça finit en beauté à la chapelle, en se disant oui à la vie à la mort, et j'en sors, un sourire aux lèvres, même si c'était archi méga super hyper débilement votre.

L'horreur dans tout ça, c'est que, même si je sais d'ores et déjà que c'est débile, et que je dois pas trop m'emballer, et que c'est juste un film, bah j'y crois quand même merde! T'sais, ce genre de scénario à la con, de la rencontre on ne peut plus fortuite, qui finit en bouquets de fleurs à longueur de journée puis le sexe sur la banquette arrière. Ou encore le coup du mariage improvisé qui finit on ne peut plus magnifique. Merde, j'arrive pas à m'empêcher d'y croire, quand je regarde ce genre de film moi. Encore les films disney ça passe, parce que ça fait intervenir des phénomènes surnaturels, je finis toujours par revenir sur terre (ouais, bon, Anastasia, c'était dur: il m'a fallu une semaine pour me convaincre que je ne pouvais absolument pas être une princesse russe) (ouais bah rigole pas merde, pourquoi pas?) Mais les films gnagna ont un impact plus fort sur ma cervelle; rien qu'en sortant du ciné, je commence à sourire avec insistance à tous les passants, au point de passer pour une tarée. Et après, je me tape une semaine de déprime en découvrant à quel point je suis stupide.

Prince charmant de merde.

dimanche, avril 13, 2008

Les petites bourrettes



Spectacle magnifique hier à la péniche Al Alamaïn!
Merci Momo :)

Une chanson : On rigolera

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