jeudi, janvier 17, 2008

Les mails

Depuis que je suis là, j'ai pris l'habitude d'écrire des mails quotidiens à mon meilleur ami à l'autre bout de la terre. Je lui racontais tout, absolument tout, au détail pré, tout y passait. Non seulement on pouvait garder le contact aussi bien qu'avant, voire mieux, mais en plus ça m'est devenu une drogue: j'avais besoin du mail (ou des mails) du jour pour faire le bilan, penser, évacuer ma dose de stress, râler, et même rigoler (je partais dans des dialogues inventés avec lui, des rires jusqu'aux larmes) (j'imaginais ses commentaires sur ce que je disais, et j'y répondais et ça partait dans des délires fous) (le tout entre parenthèses car ça n'avait rien àavoir avec le reste bien sûr) (un peu comme ça quoi) (m'enfin :p).

Je m'étais tellement appliquée, que j'avais rangé mes mails dans des dossiers classés par mois, puis par semaine, puis par jour (il m'arrivait d'en écrire une dizaine par jour :p) (c'est que je suis la championne du spam) (certains confirmeront d'ailleurs :p).

Au début, l'ami se réjouissait de sa lecture. Mais dès qu'il s'absentait quelques jours, il trouvait sa boite massacrée.. (une fois, j'en ai envoyé 52 en une semaine :p il a eu un choc le pauvre) et au fil du temps, il n'avait plus le courage de tout lire. C'est que des fois j'y allais un peu trop quand même. J'ai donc diminué ma dose de mails, pour la restreindre à trois mails par semaine, mais c'était tellement long (une histoire de frustration) qu'il n'arrivait toujours pas à tout lire. J'ai encore diminué la dose, mais rien n'était plus pareil: la ferveur n'était plus là...

J'ai donc arrêter d'écrire des mails à mon meilleur ami.
Aucune chance de le remplacer par un journal intime: j'ai déjà essayé plusieurs fois, je déteste parler à moi-même: ça me faisait réaliser que j'étais schyzo. Trop de souffrance à s'affliger.

Alors, j'ai décidé d'envoyer des mails quotidiens à ma p'tite soeur. Petite précision: entre ma soeur et moi, ce n'est pas toujours la joie. J'ai commencé par expliquer que je l'aimais beaucoup, qu'on se rapprochait de plus en plus depuis qu'on vit loin l'une de l'autre, et que c'était important pour moi qu'on sache tout de nos vies respectives. Au début, ça a bien accroché, mais au bout d'une dizaine de mails (en deux jours), je crois qu'elle m'a mis en courrier indésirable.

Pour résumer, je suis la désespérée du mail, la mal-aimée du spam; je suis en crise du pourquoi-personne-ne-veut-lire-mes-mails :/
Solution: créer une autre boite et m'envoyer des mails à moi-même. (comme quand j'ai tout juste eu mon forfait sms illimités vers tout le monde et que je n'avais tellement pas de monde à qui en envoyer, que j'ai fini par m'envoyer des blagues carembar pour me faire rigoler)
Mais ça marche toujours pas.
...
Désespérée du mail. °_o

jeudi, janvier 10, 2008

Note égocentrique

J'ai un blog.
A force de le dire encore, je finirai par l'assumer. J'ai un blog.
Je suis la même personne qui écris, elle même qui pense, elle même qui existe.
Je suis moi.
Avec toutes mes imperfections. Avec le même ton triste, la même touche d'humour et de sarcasme. Avec le même esprit pervers. :p
Je suis la râleuse, qui n'arrête pas de blamer le monde.
Celle qui profite de la vie, parce qu'on n'a pas toujours vingt ans.
Celle qui parle de sa douche et de ses règles parce que ça fait partie de son moi, de ses conneries, de ses états d'âme.
Je suis celle qui râle le célibat, parce qu' elle trouve ça marrant, mais qui tient trop à sa liberté pour se laisser draguer.
Celle qui se soucie des autres, à défaut de se combler elle même.
Celle qui a des idées plein la tête, mais qui n'oserait les cracher. C'est tout simple: elle ne sait pas le faire. Celle qui s'exprime mal, car on ne le lui a pas appris. Celle à qui on a tout imposé, et qui n'ose pas se révolter. A quoi bon?
Celle qui se pose des questions, et qui ne cherche pas de réponse.
Celle qui a les moyens et qui laisse filer sa chance, dit on.
Celle qui ne fait jamais ce qu'elle veut. Par défi de se contrarier elle même.
Je suis l'hypocrite, la faux-cul, la bêbête, l'ingrate, l'amie, la fille, la soeur, la souriante, la pensive, la belle, la grosse, la fainéante, la timbrée...

Je suis moi et j'emmerde le monde. Le pire, c'est que je ne sais pas l'emmerder.
Je suis moi et basta.

mercredi, janvier 02, 2008

Nouvel an?

On devrait arrêter de commencer l'année le 1ier janvier. C'est nul le 1. C'est moche. C'est petit, c'est peu. Un.. ça ne sonne même pas, 'fin, on a l'impression d'étouffer.. Un.. dites ça à la file pendant une minute, on croirait que vous êtes en train de chialer.. (ou que vous êtes en train de faire des cochonneries.. enfin, ça dépend du rythme :p)

Pour moi, l'année commence en septembre. La peau brûlée par deux mois de soleil intensif et les yeux cernés par les nuits blanches en série. En septembre, je suis en forme, je suis enthousiaste et pleinde d'espoir, et j'ai un sourire qui déchire, comme ceux des pubs pour Signal Blancheur Plus. J'ai pris XX kilos (glaces, glibettes, cacahuèttes, et autres incidents) mais je m'en fous, car je me marre, et je suis bien. Je commence une nouvelle année de cours, mais je suis optimiste, car les mauvaises notes de l'année dernière sont déjà trop loin. Là, j'ai vraiment la pêche.

Arrivée en décembre, j'ai le moral dans les chaussettes. J'ai passé deux mois sans voir le soleil, perdu tout mon bronzage et gagné une lividité gerbissante. Les profs nous ont déjà tiraillé, c'est à peine si on tient debout. Va pour des kilos de chocolat, pour remonter la pente, et puis des tonnes de remords, se mettre au régime, ne pas tenir le coup, regretter à mort. Et pour le sourire, n'y compte même pas. C'est à peine si j'arrive à ouvrir la gueule pour avaler un café entre deux cours.

Et là, on nous demande de célébrer la nouvelle année. Ha! la bonne blague. T'as des messages qui défilent pendant trois semaines , le stress de comment on va passer le réveillon, la file devant les patisseries qui commence une semaine avant le nouvel an, et le stress de comment tout bouffer en une nuit. Purée de nouvel an!

Et faut pas oublier les résolutions! Déjà que tu te sens mal, mais mal, à un point, mais en plus, ça te rappelle tellement t'es con, débile, incapable, que t'as toujours pas perdu les kilos de l'été(là où tu te sentais bien) que t'as toujours pas trouvé l'amour de ta vie, que t'as toujours pas visité Pétaouchnok, et que tu sais pas faire une conversation en anglais...
En plus de commencer l'année avec un découvert...
Non mais là je dis STOP !

Bonne année quand même.. et meilleurs voeux

lundi, décembre 17, 2007

Don't Slim !

A quoi ça sert d'avoir des vêtements si on peut rien faire dedans??
Petit Bateauuuuuuu !


Le lien vers la video : ici

dimanche, décembre 09, 2007

Autour d'une valse


//Play//
Cette valse, c'est Paris. C'est l'accordéon qui résonne, l'air brumeux et lourd qui m'énivre, et le porto que j'ai fini par apprécier, c'est la rue Mouffetard ornée pour noël avec ses étoiles à portée de main. C'est le Paris où je vis, c'est mes godasses submergées d'eau et de pluie, mes pieds gelés qui vont dans toutes les flaques, mes yeux émerveillés par ce que j'écoute, mes cheveux en pagaille et mon coeur en transe.
Cette valse, c'est ma vie, aussi simple et débile qu'une blague carembar. Ma vie tout court, ni celle que j'ai vécue, non moins celle que j'ai rêvée. La vie que je mène, mon présent, mes vingt ans.
Dans ce mouvement, je me reconnais. Parfois lent et ennuyeux, parfois rapide et saccadé; ce rythme en trinité qui me berce. Dans ces notes qui ne vont jamais jusqu'au bout, je vois ma personne, toujours indécise et hésitante.
Cette valse, c'est moi.

samedi, décembre 01, 2007

Faut que j'arrête!

- De râler à propos de tout

- De me non-soigner quand je suis malade

- De croire que je suis un type bien (euh.. au féminin) (oui je suis encore une fille)

- De tuer tous les gens qui m'énervent: non seulement les cadavres, ça pue, mais en plus, bientot il n'y aura plus personne sur terre

- D'envoyer des mails à mon meilleur ami : il ne les lit plus, ça me rend malade, et si je le tue, j'aurais plus de meilleur ami.. :/

- De m'émerveiller devant les trucs faits pour enfant: j'ai vingt ans, et je dois assumer maintenant!

- De regarder des films Disney: même commentaire que là haut

- De croire au prince charmant/idem

- De manger du chocolat sous prétexte que je suis stressée, ou déprimée: je le suis tout le temps, donc chocolat c'est cher, c'est pas bien (et pour les plus minces, ça fait grossir :p )

- De sortir en ayant de l'argent sur moi (même pas pour les urgences)

- D'aller dans des boutiques en me disant: ouais, je me change juste les idées, je vais rien acheter!

- De croire que je n'ai pas de vêtements: faut juste faire son linge de teeeeemps en teeeeemps

- De pleurer en lisant mes relevés bancaires : dans un monde meilleur, je serais encore sous la tutelle de mes parents, alors pourquoi se torturer?

- D'acheter, lire des livres : ça me remet trop en question, ma tête va exploser un jour!

- De sursauter de joie (esprits malins, s'abstenir ! :p) à chaque fois que je vois la tête du charmant acteur juste en bas: installer un logiciel de contrôle hormonal au plus vite (cela va sans dire que j'ai vu le film Disney sorti Mercredi dernier où il avait le rôle principal, et que toute la salle a compris que ...[partie censurée..la direction est stricte à présent :p]... que je l'ai vu en VO et que les scènes où il y avait lui, j'ai rien suivi, et que donc j'ai rien pigé du tout ... pire que le George Clooney'film)

- De croire que je suis en train de rater ma vie: un sage m'a dit hier: quand tu l'auras fait, t'auras pleinement le temps de la pleurer ! ;)

- De ranger ma chambre une fois par semaine: non seulement je perds du temps, de l'energie, je m'enerve, mais encore faut il que le bordel s'installe la prochaine fois que je me change, non mais!

- De dire des conneries bizarres sur ce blog/les autres blogs, sur msn, et avec les gens : bientot ma vie sociale sera réduite au néant...cela va sans dire que j'ai tué tous mes amis imaginaires

dimanche, novembre 25, 2007

mardi, novembre 20, 2007

Sous la douche

Je suis sous la douche. Tête contre le mur, grosse tête, lourde par ses pensées infécondes, se fait purifier par le jet d'eau tiède. Dans ce vacarme qui jaillit, je me sens perdue, comme noyée au milieu d'une vague. Je ne me sens plus. Je suis ailleurs. J'ai cessé de penser pendant une minute, j'ai cessé d'exister. Je ferme les yeux et je savoure le jet d'eau qui me masse sensuellement le dos. Mes pensées s'estompent une à une. Bientôt, elles rejoignent ce flux d'eau qui court vers le néant; bientôt, elles me quittent, et je suis libre, je suis heureuse.
L'eau atteint toutes les parties de mon corps, cette énorme masse que je traîne comme un fardeau, ce cadavre oublié sans tombe, le purifie. L'eau pénètre mes boucles inextricables, et d'un coup, elles sont comme évanouies. L'eau m'étreint, m'embrasse de partout. Bientôt, je suis dans ses bras, passive et sans force, comme un être abattu, qui cherche une épaule sûre, pour se relever.
Miracle.
En sortant, je respire, je suis née de nouveau, sans pousser cri, et je sens bon.

vendredi, novembre 16, 2007

Les goûts et les couleurs...

Mais oui, ça se discute pas...
Mais voir le docteur Glamour en deuxième place, après Matt Damon, dans l'élection de l'homme le plus sexy en 2007... ça fait mal au coeur!
Comment peut on préférer ça :


à ça:



ou encore, ça :

ou encore, encore ça :


Bref, la vie c'est absurde !

lundi, novembre 12, 2007

Ma journée

7h50. Je suis encore en retard. Il fait froid, ma couette est par terre et je suis gelée. L’eau glacée me fige le visage, je n’ai plus de dentifrice, je n’ai pas le temps de prendre un café et mon jean n’est pas encore sec. Je déteste commencer la journée de mauvaise humeur.

J’ai fait un cauchemar hier. C’est toujours bizarre quand je fais des cauchemars. Je ne me rappelle pas les détails, juste des souvenirs vagues, qui m’étouffent et me pourrissent ma journée, qui refont surface au moindre malaise, et qui disparaissent en me laissant perplexe. Je déteste quand je fais des cauchemars.

J’ai eu mes règles. Merde. Manquait plus que ça. Depuis le temps que je suis une femme, je ne m’y habitue toujours pas. Le sang qui coule, l’odeur qui pue, et le bas du ventre qui déchire. Fait chier. Il ne me reste plus de serviettes, et je n’ai pas le droit de me salir mon dernier jean propre. Je déteste être une femme.

Il fait gris dehors. Il fait gris là dedans. Je n’arrête pas de penser à mes proches. J’appellerai ma mère en fin de journée. Depuis que l’on me croit grande, c’est moi qui dois appeler. C’est moi qui dois prendre des nouvelles, donner des miennes, m’abstenir si elles ne sont pas bonnes. Je déteste être grande.

J’appelle ma mère en fin de journée. Un décès dans la famille. Je verse quelques larmes. C’était peut être ça. Je suis soulagée. Sans plus. Ni moins d’ailleurs. Je suis soulagée parce que je pleure. Parce que ça fait des mois que j’ai envie de le faire. Parce que je le fais enfin. Je ne pense pas forcément à la personne qui est partie. Je n’ai pas envie de penser à elle. Ça ne sert à rien. Il me manquait déjà, depuis qu’il était sur son lit de malade, maigre comme un clou, depuis que ses mains tremblotantes ne me pincent plus les joues. C'était le scénario de mon grand père qui se répétait. C’est peut être mieux ainsi. Je ne déteste pas la mort. Au contrair. Je trouve qu'il y a un certain apaisement de savoir qu'on n'est pas éternel. Et à la longue, j’ai appris à faire avec. Comme mes règles quoi. Des fois c’est en retard, des fois c’est en avance. Je n’y suis jamais bien préparée, et quand ça arrive, ça fait mal une semaine, et je n’y pense plus. Je suis soulagée.

Je déteste me lever de mauvaise humeur. Demain est un autre jour, n’est ce pas ?

samedi, novembre 10, 2007

Victor

Quand j'étais plus jeune, j'avais une complicité impressionnante avec les enfants. Je passais un temps fou à jouer avec mes cousines, c'était avec la plus jeune que je m'entendais le plus (elle a 16 ans de moins que moi), et on formait une équipe infernale!

Depuis quelque temps, je la vois disparaitre cette complicité, et j'en suis à ne plus tolérer la présence de bébés dans les parages! Oui, je sais, elle est sans coeur, la H&M :p... Les bébés qui pleurent, qui bourdonnent, les gosses qui réclament leur chocolat dans les supermarchés, ou qui font une crise de nerfs pour avoir le dernier Nintendo machin, ou qui monopolisent la télé, Piwi, Tiji à longueur de journée, ça j'ai du mal à supporter! Des fois, je me retiens pour ne pas en coller une aux parents! Sans compter bien sûr les privilèges auxquels ont droit les enfants: des peluches à gogo, les happy meal au mac do, l'existence sans problèmes; et les familles avec enfants: les tarifs famille, la priorité partout "Les femmes et les enfants d'abord"! Fais chier à la fin... :/

Et, mercredi, comme par magie, mon voisin dans l'avion, c'était Victor, un enfant de 5 ans. Arrrg... Pas de chance... "Ouiiin, Ouuuiiin" "Papa, c'est quand le décollage?" "Victor, mets ta ceinture!" et ça n'arrêtait pas... allez, ce ne sont que 2h, ça ira... j'ai connu pire...
"-Tu veux chouer?"
Je continue à regarder les nuages... Victor me secoue le bras:
"-Tu veux chouer avec moi?
-Euh..
- Bataille. C'est un cheu de cartes. Che vais t'apprendre si tu veux. S'il teuuu plaiiiit. Chulien ne veut pas chouer avec moi, et che m'ennuie!
-Bon, d'accord."
Dit si tendrement... Je me suis donc retrouvée à jouer à bataille avec Victor. Et puis, il a triché! Alors j'ai doublement triché!! et on a fini par faire une pyramide de cartes qui ne ressemble à rien! "Ch'ai gagné!!". Puis, discussion comme au bon vieux temps (du temps que je m'entendais avec les gosses...:p)
- Alors, content de retrouver l'école?
- Non. Ch'ai pas envie. Ch'aimerai retourner en tinisie. :(
- C'est où ton école?
- C'est en chine.
- Ah oui? Tu fais comment pour y aller?
- Che prends l'avion tous les chours.
- Ouah! et t'as pas peur?
- Non. Des fois, ch'ai mal aux oreilles. Mais Chulien m'a appris à souffler dans mon nez, sans que mes yeux s'enlèvent! "
Puis, enviant un porte-clés que j'avais dans la main, je le lui offre:
"-Merci! tu es très chentille!" ... (moment de réflexion)... (assez long)... "Mais ch'ai pas de clés?!"
"Mais ch'peux le porter au doigt: ça fera une bague d'amoureux.
- T'as une copine à l'école?
- Non. Il y avait Cloé, mais che ne veux plus lui parler. Elle m'a piqué ma BD Scooby, et puis, Che crois que chui plus amoureux d'elle...
- T'as raison, mieux vaut en rester là."
"Mesdames et messieurs, nous venons d'attérir à l'aéroport Paris CDG. La tempéra..."
- Allez Victor, dis merci à la dame. Merci de l'avoir distrait. Il est infernal d'habitude!
- C'était un plaisir! Au revoir Victor.
- Au revoir... euh... Chai pas comment tu t'appelles? "

mercredi, novembre 07, 2007

20 ans, ça se fête!

Aujourd'hui, comme tous les tunisiens aux qutre coins du monde, j'ai fêté les 20 ans de changement! (Osez dire non...)
20 ans de changement... C'est gigantesque. Moi je connais des changements qui se font en une minute, en une heure, en une semaine.. au pire en un mois.. Mais passer 20 ans à changer... C'est la classe!

Toute la Tunisie était en fête, des drapeaux partout, du rouge, du blanc mais surtout du mauve. (Parait que c'est à la mode ces temps ci). On a déjà démarré la campagne présidentielle de 2009. Tant mieux. Avec le nombre de concurrents à la présidentielle qu'il y a, il ne faut pas compter sur le hasard pour bien faire les choses. Tous les moyens doivent être mis à disposition: censure de dailymotion, de youtube, monopolisation de la télé (j'adore la petite icone qui s'ajoute en haut à gauche, trop la classe!) du journal de 20h (c'est pas nouveau me diriez vous) ,monopolisation de tous les panneaux pubrlicitaires du pays (ça aurait été un régal si George Clooney était notre chef d'état). Bref. Y a des gens qui y travaillent sérieusement; un grand bravo comme il se doit, les gars!

Plus sérieusement... Le spectacle auquel j'ai eu droit en cette semaine de festivités m'a enlevé violemment tout espoir en mon pays. Marre de se voiler la face, de parler tout bas du Rayis, de sa famille, de la première dame, de son sens des affaires, de la famille de la première dame, de leurs biens, de la corruption, des épaules, des affaires en faillite... Tout le monde le sait, tout le monde en parle, tout le monde en râle.. Maintenant, viendra-t-il un jour où sera dit tout haut tout ce que tout le monde pense tout bas? Où sera déclaré haut et fort tout ce qui se raconte dans les cafés ou chez l'épicier du coin?

vendredi, novembre 02, 2007

Sharab'la bla bla...

Arrête le monde, j'en ai marre. Laisse moi tranquille. Va voir d'autres gens, va prendre l'air, ici tu risques de crever. Oui, oui. Ici. Derrière cette face pourrie comme un pamplemousse écrasé qui n'arrête pas de sourire pour faire plaisir aux gens, pour faire plaisir au monde. Pour te faire plaisir, tiens. Ici, ça crame, ça brûle, ça pue. Va dehors, le monde, va-t-en.
J'en ai ras le bol, ras le cul, ras la mèche, disait Titeuf. Le monde est cruel, le monde est hypocrite, le monde est un couteau à double tranchon blablabla.. Je ne suis pas bonne à faire des phrases comme dans les livres, mais j'ai compris. Tu peux passer à une autre victime. Moi, je suis KO. Je suis par terre, et je n'ai plus de force pour ramper.
Pause. Juste une pause. Juste le temps de tirer la chasse sur toute la merde et le vomis qui m'entoure. Le temps de reprendre mon souffle, de soigner ma diarrhée, ma gastro, mes maux qui puent, mes mots qui puent.
"Qu'est ce qu'elle me sort là?" a dit le monde.
Mais oui, je suis bête, t'es déjà parti. Tant mieux, ou tant pis. Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir, tiens. Je veux jouir de ma solitude et rien d'autre. La savourer. T'étais passée où, bordel de solitude? Tu m'as manquée, salope. Tu m'as vraiment manquée.
Vas-y mon coeur, exprime toi. Le monde est parti. Tu es seul face aux murs, et ils sont sourds, ceux ci. Ils n'ont pas d'oreilles, les pauvres. Tu ne crains rien. Même les voisins, mon Dieu qu'ils sont loin!
Vas-y, pleure. Il n'y a personne. Fais du bruit. Tu ne risques rien. Personne ne pourra t'entendre. Parle, si tu veux. Mais tu n'as rien à dire, je sais. C'est pour ça que le monde est parti. Mais parle quand même. Peut être qu'à force de parler on devient beau parleur, belle parleuse, ou belle tout court, ou parleuse c'est mieux.
Je n'y arrive pas.
J'ai peur de me déshydrater la langue et les yeux, ça serait grave tout de même.
Mais je tape, et c'est bien. Le clavier fait plein de bruit, et ça m'amuse. Et ça sonne fort, car je suis seule. Et ça m'amuse. Et je continue à frustrer la larme qui veut jaillir. Et ça m'amuse, ça aussi. Et je repense au monde qui me fuit. Et ça me fait rire. Et je pense que je rêve trop car "Je peux m'imaginer être tout, parce que je ne suis rien." Rien, disait l'autre, qui était quelque chose. Et je pense que je ne suis rien. Rien. Rien. Même pas capable de verser une larme, de mener une dispute à bout, d'affronter l'horreur du monde.
Tu sais quoi, j'ai sommeil.
A demain, le monde.

samedi, octobre 27, 2007

Chanson du jour..



Mais oui...

dimanche, octobre 21, 2007

Quand le hasard fait bien les choses...

[Ceci est une note à la con] [Enfin, sur ce blog, il n’y a que des notes à la con… Mais là, c’est le summum de la connerie humaine] [Donc, si vous ne faites que passer, évitez d’avoir des préjugés sur la personne qui a écrit ce texte] [Bref]

Quand on est seul à Paris, quand l’alarme incendie vous éjecte des quelques mètres carrés que vous avez pour demeure, que vous vous trouvez à errer devant la fontaine Saint Michel –lieu de rendez vous de prédilection- … Et bah, dites vous que, dans de telles circonstances, La Bande à Paris (cf. juste à coté) sera toujours là ! Quoi de mieux, par un froid pareil, qu’un bon film à Montparnasse ?

On éteint les lumières, le film va commencer. Là, un couple de retardataires fait son entrée dans la salle. (Non ! Pas lui ! L’ex à ma copine avec une blonde ?! Mais ça fait même pas une semaine qu’ils ont rompu ! Quand je pense qu’elle squatte chez moi depuis une semaine, qu’elle n’arrête pas de chialer, et qu’elle dort avec mon ours polaire, tout ça à cause de LUI ! Les mecs, laisse tomber...).

Bravo, j’ai raté le début. Quand je me suis tournée vers l’écran, il y avait un gars qui parlait dans un répondeur, puis des mecs qui jouent au poker, une histoire de bar. (Un autre film commence sur le siège d’à coté, couple tunisien qui s’amuse au ciné ; et le film de l’ex à ma copine de l’autre bout de la salle. Ma position est optimale, sur tous les points de vue.)

Le film avance, et je ne pige rien. Trop d’histoires me traversaient la tête à ce moment là. (Il y avait ce bouquin que j’ai commencé y a deux heures...). Et puis, George, il est où George ? Patience, ça vient. (Mes voisins les amoureux commencent à sortir le grand jeu… OOuuuuuhhhh !).

Boum ! Une voiture explose ! (Et j’ai même pas eu peur ! Et le film est interdit aux moins de douze ans ! Youpi j’ai grandi !! =D).Mais attends, ça vient d’où cette bombe ? George ? Il est où George ? (l’ex à ma copine prend la main de sa blonde… Le salaud ! Dire qu’elle pensait le rappeler ! Les mecs, c’est de la merde !).

« 4 jours plus tôt ». Génial, une rétrospective. Déjà que j’ai du mal à digérer les lignes droites. Manquait plus que ça. On s’accroche. (La voisine peau-de-colle met sa tête sur l’épaule de son amoureux, qui n’apprécie pas trop. Et il fait un geste, délicatement tunisien, pour s’en tirer. Quand je disais que les mecs …).

Une dame qui s’habille en récitant un discours. Putain elle vient d’où celle là ? Ah, deux scènes entremêlées… Mais pourquoi on se complique la vie dans ce film ? (N’ayant pas été découragée, ma voisine s’empare de la main de son amoureux. Lui la lui caresse gentiment et s’en tire aussi habilement que précédemment. Qui a dit que les tunisiens n’étaient pas attentionnés en amour ?).

Un détraqué mental débarque. Il est question de documents confidentiels, de machin chimique cancérogène, de victimes. Sorte de choses trop compliquées pour ma cervelle. (L’ex à ma copine s’incline pour embrasser la blonde. Merde…Quand je pense qu’il lui chantait déjà mariage, bébé, amour. Les mecs, c’est du pipi. C'est décidé, je fais à la tunisienne: Chasteté-jusqu’au-nombril-virginité-jusqu’au-mariage : promis, juré, craché !).

Et là, le film ayant bien trop avancé pour que je tente encore de piger quelque chose, et pensant aux 10 euros que j’ai payé, j’ai arrêté toute activité mentale pour : MATER. J’ai coupé les ponts avec mon environnement, mis en veille ma cervelle, et ouvert de larges yeux. Et en deux heures, j’ai goûté au délice suprême : George Clooney bien rasé, George Clooney mal rasé, George Clooney avec cravate, G.C sans cravate, G.C en costard, G.C en manteau super classe, G.C avec un petit air frais qui fait danser ses cheveux poivre et sel (On devrait pas autoriser de telles scènes…c’est de la torture !), G.C dans un hôtel avec une fille (Eh je vous ai eu ! il ne faisait rien que lui parler…)(D’ailleurs j’aurai eu du mal à suivre une troisième histoire d’amour, autre que les deux qui se déroulaient à coté), G.C sous la douche (euh non là, c’est mon imagination fertile qui me joue des tours), G.C avocat, G.C détective, G.C papa, G.C fils, G.C salop, G.C super héros, G.C conduisant une bagnole de chez bagnole!, G.C dans un taxi... Bref, et j’en passe. Ça, c’est du cinéma ! Et dans des moments pareils, prise d’une exaltation sans égal, et d’une jouissance divine, je ne puis que dire : Merci Hollywood ! (à la façon pub Herbal Essences...)

dimanche, octobre 14, 2007

L'Aid chez H&M !


Maryouli jdiiiiid, Bob l'éponge sorti de sous le lit, mon casque d'amstérisme, eeeeeeeetttttt ! Amboula mezyéna tcha9cha9 !!!!! :D
Trop Trop sympa le meet up d'hier :))
(C'est qui qu'a pas toute sa tête maintenant?? :p)
A bientot !

vendredi, octobre 12, 2007

[Récap] Meet up Spécial Aid - Paris

Aiiiiidkoom mabrouuuuk w snin deyma :))

Le meet up aura lieu Samedi 13 octobre 2007, premier jour de Aid Al Fitr à paris (eh oui.. :/) , à 16h30, à Dame Tartine Beaubourg (Plan d'accès).

Y aura (ceux qu'ont confirmé) : Ex-blonde, Moon's, Mira, , Moura, Crazyfrog, Outsider, Hatchoum, Iznogood (et moi :p)

S'il y en a d'autres qui veulent bien se joindre à nous, Marhbé !

Se présenter avec un ptit truc original spécial 3id !

PS. ci dessous une video que je viens de trouver ENFIN sur Youtube.. Mince, j'aurai préféré l'avoir un mois plus tôt.. (Mochekes, interdit de passer l'autre version :p !!! )




PPS. L'organisatrice a toute sa tête!!!! :D

mercredi, octobre 10, 2007

Meet Up Spécial Aid - Paris

La reine de l'organisation en personne (qui a dit que j'étais bordélique? :p) vous suggère, amis blogueurs parisiens, de se retrouver, samedi 13 Octobre 2007, dans la joie et la bonne humeur, pour un meet up blogosphérique 3ayédi w snin deyma!
A vous de proposer le lieu et l'heure.. Et soyez nombreux!

PS. j'essairai de joindre les blogueurs parisiens que je connais par mail, pour les autres, faites passer svp! :))

vendredi, octobre 05, 2007

Paraît que je suis bordélique!

La première personne qui me balança violemment cette accusation au nez fut, tout naturellement, ma mère. "H&M range ta chambre!" .. ouiiii je le ferai moman prooomis... "H. RANGE ta chambre" .. ouaii d'accord je le ferai.. je finis juste un truc.. "RAAAANGE TA CHAMMMMMBRE"! Quand elle commence à gueuler comme ça, généralement, c'est qu'il y a deux pantalons, trois pulls et quelques dessous qui trainent, rien d'alarmant quoi. Après tout, ma mère est maniaque, et ce n'est absolument pas une bonne référence!

Mais quand c'est un mec, qui je précise, n'a jamais rien fait tout seul, en gros il ne sait même pas plier un slip, donc quand CE genre de mec te balance une chose aussi horrible à la figure, là à mon avis, il est temps de se poser des questions...
Lui: H. t'as une tasse stp?
Moi: Ouai deux secondes.. -la tasse était sous le lit.. bien au fond..-
Lui: Ahhh t'es dégueu! Bon, t'as un biscuit, un truc à bouffer stp?
Moi: ouai deux secondes.. [les biscuits étaient sous la couette, à coté du linge sale]
Lui: Ahhh ! Non mais qu'est ce qui t'arrive à la fin? c'est quoi ce bordel?

Mais quoi?? je me retrouve bien, MOUAH, dans tout ce bazar! Et si je rangeais un peu, je risque de perdre mes repères! Je sais par exemple que Bob l'Eponge est au fond à droite sous le lit, que le cours de la semaine dernière est rangé à coté de ma bouteille de chiottes (pour pas que j'oublie ma lecture au ptit coinque :p) , que Sophie la Girafe est coincée entre le matelas et le mur, que j'ai une chaussette dans la taie de mon oreiller (Beurk Beurk comment elle fait?) et que l'autre est dans la poubelle, que l'unique pantalon propre qui me reste, doit se trouver, à l'heure qu'il est, dans la valise que je n'ai pas encore entièrement déballée (ça fait un mois et des poussières que je suis là) et que ma tasse à café est rangée quelque part entre deux bouquins de math. Quant à mon linge sale, je le ferai un jour, y a pas le feu! Et puis, quand on n'a que 6m² , on s'organise comme on peut hein! ça s'appelle de la gestion du matériel !

Enfin, tout compte fait, je pense que je dois sérieusement m'organiser... O_°

mardi, octobre 02, 2007

Tic Tac




Cette photo me fait peur. J'ai l'impression de me trouver devant un tribunal, avec, pour seul juge, le temps. Et quel juge! Sadique, inique, inhumain. Et je lui fais la cour, j'essaie de le rattraper, mais en vain. Rapide, insaisissable, il me fuit, et me fatigue.
Chaque seconde qui passe me harcelle. Dans ma tête résonne le tic tac de ma montre. Et même si je la cache, je sens toujours le mouvement de ses aiguilles. Il m'arrive de deviner l'heure, exacte et précise, sans regarder ma montre: le temps est ancré en moi, module mon existence, et je me sens inapte à le dompter.
J'ai l'impression bizarre de regarder défiler ma vie devant moi, passive et incapable. Je suis comme devant un écran, je vois les heures passer, je les contemple sans rien faire. Je ne pense pas, je n'avance pas. Je me réveille le matin, pour revivre la même chose: les cours, les interro, les devoirs, le stress, la bouffe, les chiottes; monter le machin de Sisyphe, qui, je le sais, retombera aussitôt arrivé à destination. A quoi bon? je ne sais pas. Mais je continue quand même de le faire, lasse et épuisée.
J'ai l'impression que toute seconde qui passe me demande avec insistance : Où es tu? que fais tu? Deux questions auxquelles je n'ai aucune réponse. Outre la dimension temps, je sens que tous mes repères sont évanouis; j'ai du mal à définir l'espace dans lequel je vis, j'ai du mal à savoir ce que je fais, et encore plus de mal à y penser.
J'ai une image dans ma tête: je me vois seule, au bon milieu de l'autoroute, les voitures autour de moi qui roulent à des vitesses extravagantes, et moi je suis là, à contempler ma vie, et à espérer m'en sortir un jour.
J'ai envie d'arrêter toutes les horloges du monde pour une durée indéterminée, dormir un bon coup, sans être réveillée ni par mon portable, ni par la sonnerie de huit heures. De rêver, de me réveiller avec zero idée en tête, de démarrer ma journée sans penser à ce que je n'ai pas fait la veille, ni à ce que je dois faire le lendemain.
J'ai l'impression que ça va vite... Envie de faire une pause.